Chronique: Apophian, la prophétie des éléments III par James Tollum

Une petite chronique sans prétention en ce dimanche ensoleillé, celle du troisième et dernier volet de la Prophétie des éléments.

Les couvertures des romans de James Tollum claquent, c'est indéniable! :-)

Les couvertures des romans de James Tollum claquent, c’est indéniable! :-)

Le résumé :

Suite aux révélations faites par la Sorcière Trisha, Éthan se retrouve perdu et assailli de doutes. Lui qui a tant cherché à connaître ses origines et la vérité concernant ses parents, regrette à présent d’avoir entamé cette quête.
Ses amis arriveront-ils à l’aider à s’accepter ? Malheureusement le temps presse, car les scellés qui retiennent le Démon vont bientôt céder. Les Gardiens devront alors être réunis pour vaincre Apophian et sauver les Deux Terres ou périr en condamnant tous les peuples.
Mais reste une énigme épineuse : qui est le faux Gardien.
Éthan doit rapidement retrouver Irina pour qu’elle lui indique où se trouve la stèle des dieux. Selon Trisha, cet artefact peut assister le jeune Ythérien à découvrir sa source, et, par la même occasion, à identifier l’imposteur.

Pendant ce temps, à l’autre bout des Terres d’Antyras, Irina et les survivants d’Antalia ont trouvé refuge à Karagandha, la cité des Rockshriim. Mais l’entente avec le roi Rodrack ne s’avère pas évidente, tout oppose les deux dirigeants.

À qui appartient cette voix qui torture sans cesse le pauvre Malak, anéanti par la mort de sa bien-aimée, en lui susurrant des mots utopiques et en lui promettant de ramener à la vie la douce Prisca.

L’heure approche et, dans chaque camp, les forces se regroupent en vue de l’affrontement final, dont le dénouement n’est nullement écrit dans … La prophétie des éléments.

Mon avis:

Pour tout dire, en général, je déteste arriver au bout d’une histoire. C’est vraiment dur pour moi de quitter un univers et des personnages. Là, pour le coup, j’ai abordé ce dernier tome avec le même sentiment et j’ai mis du temps à terminer ce roman. Ceci dit, James Tollum a réussi à clore son histoire avec un certain panache, en laissant même une porte entrouverte sur une éventuelle suite.

J’ai retrouvé l’écriture caractéristique de l’auteur, simple et efficace et ses héros à la personnalité travaillée. James Tollum sait maintenir la tension au fil des pages et malmener ses personnages! Certains d’entre eux sont amenés à faire des choix difficiles, voire cruels, personne n’est tout blanc ou tout noir. Là dessus, rien à redire.

Ce qui m’a un peu perturbée, c’est le rythme du roman. Les événements s’enchaînent, beaucoup de personnages interviennent et parfois, j’ai trouvé des passages très longs alors que d’autres auraient mérité d’être un peu plus développés. Le rôle des Gardiens, notamment, aurait gagné à être plus important ( à mon sens) pour ne pas donner l’impression de servir de faire-valoir à Ethan. Arkan (le sorcier salopard) a lui aussi tendance a s’effacer complètement dans ce dernier volet, se faisant voler la vedette par quelqu’un d’assez inattendu! Par contre, l’évolution de Mira est très bien amenée, chapeau!

En conclusion, si vous aimez la pure fantasy, les batailles épiques du bien contre le mal, les personnages hauts en couleurs, vous pouvez y aller: la prophétie des éléments ne vous décevra pas! ;-)

Le Cycle du Dieu Noir prend son envol

Bonjour à tous,

navrée de ne pas avoir donné beaucoup de nouvelles par ici, mais ces derniers jours ont été consacrés à de la relecture, à la conception d’un synopsis pour mon roman et aux dernières corrections avant le grand départ.

Car oui, ça y est, j’ai envoyé le tome 1 à des maisons d’éditions!

Oui, je recycle tout, même mes gifs! ;)

Oui, je recycle tout, même mes gifs! ;)

Je l’ai transmis aux maisons qui m’ont accordé du temps pendant le speed dating à Épinal et aussi à une éditrice que je n’avais pas pu rencontrer à cette occasion, mais que j’ai croisée totalement par hasard à Strasbourg début juin lors du Game Show au Wacken. Le destin fait bien son boulot, parfois!

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Donc voilà, j’ai un poids en moins sur les épaules, à moi la reprise de l’écriture et je reviens très vite avec un article sur les synos (cette galèèère!) et sur le camp NaNoWriMo!

À très vite, les amis!

 

Mon expérience du « speed dating » des Imaginales 2015

Bonjour à tous,

J’espère que votre week-end fut bon ! Le mien fut on ne peut plus riche en émotions, notamment le vendredi 29 mai, date du très attendu « speed dating » des Imaginales. 10 éditeurs présents à Épinal pour rencontrer des auteurs aspirants à publier leur premier roman. Rien que ça !

Pourquoi m’y suis-je inscrite ? (Préparez-vous un café, ça va être long !)

En 2013, j’ai commencé la rédaction de mon premier roman, une histoire très « Dark Fantasy » inspirée d’une campagne de jeu de rôles jouée quelques années auparavant et menée de main de maître par mon cher et tendre. Rendons à César ce qui appartient à César, il m’a grandement aidée à bâtir l’univers et c’est mon plus grand soutien depuis le début de cette aventure qui commença – je le rappelle – par un burn-out. (Rassurez-vous, on va un peu rire quand même dans ce compte-rendu ^^)

J’avais pas mal de temps devant moi et l’envie de bouffer le monde entier. Plutôt que de dormir toute la journée (et accessoirement de consulter un psy), j’ai décidé de m’accorder le temps de faire ce que je n’avais jamais osé faire : écrire !

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Ainsi naquit Le Cycle du Dieu Noir !

(On entend le tonnerre et les éclairs derrière moi ?)

J’avais envie de rester dans mes sujets de prédilection, la mythologie et les légendes issues de la Grèce et de l’Égypte, du coup, cette campagne est revenue sur le tapis. D’anciens dieux, cruels et mesquins, des humains ambitieux et avides de pouvoir, des convoitises et de la luxure ! What else ?

En premier lieu, j’ai réfléchi à ce que je voulais comme personnage principal. Je savais que je voulais un personnage principal féminin, je savais qu’elle allait en prendre plein la tête (j’avais pas mal de choses à régler), mais je ne voulais pas qu’elle devienne pour autant une brute ou un être rongé par la haine.

Je savais aussi que le contenu risquait de ne pas être adapté à tous les publics, même si de nos jours, les plus jeunes en connaissent un rayon question violence et érotisme. En ce qui me concerne, j’ai dévoré des romans qui ne m’étaient pas forcément destinés quand j’étais ado. Un de mes souvenirs les plus marquants reste La Révolte des Nonnes, de Régine Deforges, un récit mêlant sauvagerie, sensualité et religion avec maestria.

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J’aurais adoré qu’elle écrive de la fantasy ! (Elle n’en était pas loin dans ce roman, ceci dit.) Du coup, si une plume m’a inspiré l’envie de me lancer, c’est bien elle !

J’ai commencé la rédaction et j’ai bien galéré. Je n’avais jamais vraiment réfléchi à la façon dont on concevait un roman, j’y suis allée à l’arrache, ai repris des pages et des pages, réécrit des scènes, avant de me poser et de me dire : « Et si tu faisais un ***** de plan ? » C’est à ce moment-là que j’ai cherché des conseils sur le net, lu les expériences d’autres auteurs, commencé à partager sur Ipagination, avant de rejoindre CoCyclics pour travailler mes textes en profondeur.

C’est sur le forum que j’ai entendu parler du speed dating. Au début, je me suis dit que mon texte n’était pas prêt, que je n’étais pas prête à soumettre mon roman. Et puis au début 2015, quand j’ai ouvert mon challenge pour écrire la suite de l’histoire, j’avais un roman fini et corrigé, qui n’attendait plus que l’avis de pros pour s’épanouir. Pourquoi hésiter ?

Et donc, c’est parti !

L’organisation du speed dating nous a demandé de préparer un manuscrit papier et nous a fourni la veille la liste des éditeurs présents en nous demandant d’en choisir 4 sur les 10. Nous n’étions pas sûrs de pouvoir tous les rencontrer.

Après un réveil à près de 5h pour prendre le train, je suis partie vendredi 29 mai, accompagnée de mon éternel chevalier protecteur et soutien fidèle, en direction du festival Les Imaginales. Pour être honnête, j’avais plus que la boule au ventre en y allant. Non que je n’aie pas confiance en mes écrits, mais soudain, j’avais l’impression que tout irait de travers, que mon texte n’était pas prêt et que j’étais incapable de le vendre ! (L’expérience m’aura prouvé que je n’avais pas tout à fait tort :oops: )

J’ai passé le trajet à travailler un pitch et à le mémoriser, sachant que de toute façon, j’allais l’oublier une fois devant les éditeurs (Là aussi, j’ai vu juste !). En arrivant sur les lieux, j’ai essayé de passer une journée aussi cool que possible et je remercie mes copines grenouilles de m’avoir soutenue et encouragée avant l’échéance. Certaines avaient organisé une séance de pitch avant le repas de midi, mais j’ai préféré penser à autre chose pour ne pas stresser davantage.

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À 17h30, je me suis retrouvée devant l’accueil, cernée par des candidats qui s’observaient plus ou moins timidement, discutaient de leurs projets en essayant de rester zen. Et puis, enfin, on nous a conduits sur le lieu top secret du speed dating, un sympathique restau du centre.

Installés dans une minuscule pièce (franchement, c’était petit pour tout ce monde, on était 25 ou 26, il me semble), nous avons reçu les conseils de Silène Edgar et Élise Dattin, puis la visite de Nadia Coste, qui nous a raconté sa propre expérience du speed dating. Leurs conseils et leur humour à toutes ont bien détendu l’atmosphère. Pendant ce temps, les premiers candidats sont montés à l’échafaud l’étage.

Soudain, on m’a appelée. J’ai inspiré très fort, pris mon manuscrit et suis montée à mon tour. Bon, par politesse, je ne nommerai pas les maisons d’éditions qui m’ont accordé du temps, ne sachant pas si les personnes ont envie d’être citées ici.

Pour mon premier entretien, je rencontre une jeune femme charmante travaillant pour une maison que j’adore, en plus ! Elle me met tout de suite à l’aise, je lui présente mon roman (bien sûr, rien à voir avec mon pitch soigneusement préparé) et elle semble enthousiaste : le genre lui parle, l’ambiance aussi. On parle du nombre de tomes, de mes avancées, elle me demande si mon roman a été lu, corrigé. Au final, elle me donne sa carte et me précise que quand j’aurai envoyé le texte, je peux la prévenir en lui rappelant les mots-clés Astarté et dark fantasy, dont elle risque de se souvenir ! Plutôt sympa comme entretien !

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Je n’ai pas longtemps à attendre avant de rencontrer le deuxième éditeur, un monsieur, cette fois. Je me sens un peu moins à l’aise parce qu’une fois que je lui ai présenté le projet, il pose très peu de questions sur l’histoire ou les persos, plutôt sur le nombre de sec (signes espaces comprises), le nombre de tomes prévus et demande si j’ai un synopsis sur moi, car ils fonctionnent avant tout sur syno et sur l’envoi des 50 premières pages. Comme je n’ai que le manuscrit (misère !), il le parcourt un petit moment et constate que ça semble « dynamique » et apprécie qu’il y ait pas mal de dialogues. Là je respire mieux. Pas de carte, mais il me conseille d’envoyer le syno et les 50 premières pages sur le site. Ok, pas de souci ! Entretien bref, mais direct ! :-)

Dans la salle, on nous indique que l’un des éditeurs que j’ai choisi est parti plus tôt. Il m’en reste donc un, mais pas des moindres ! Je remonte, un peu paniquée et fatiguée. Nouvelle présentation de l’histoire où l’on parle découpage. Il veut savoir pourquoi je tiens à écrire plus de 3 tomes. Je lui explique la raison (J’ai plein d’artefacts à chercher, donc un tome par artefact, quoi !) et il me conseille vivement de me limiter à 3, au vu du contexte actuel. J’entends, je dirais même que je comprends tout à fait, même si une partie de moi me souffle que mon plan est dans la panade ^^. Pour lui, il faut que je me concentre bien sur ce qui sert l’histoire pour rester dans une trilogie, format rassurant pour tout le monde.

Ensuite, on parle du personnage principal et je lui explique qu’elle a pas mal souffert dans le premier tome. Là, son visage s’éclaire et il approuve totalement. Selon lui, il est essentiel que le personnage principal en « prenne plein la gueule » ! Je ne peux retenir mon sourire, oui, parce que je suis une auteure sadique au fond et que je viens d’obtenir l’adhésion d’un éditeur à ce principe !

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En dernier lieu, il demande à voir le manuscrit (ouf, pas de syno pour lui !) et commence à lire la première page. Je me liquéfie en imaginant ce qu’il peut bien en penser. Enfin il relève la tête et me dit : « C’est bon, vous pouvez nous l’envoyer. » Je me retiens de pousser un soupir de soulagement.

J’aurais pu rester et rencontrer d’autres éditeurs, je sais que certains ont eu la chance d’en rencontrer 5, mais sincèrement après ça, je n’en pouvais plus et j’avais laissé mon chevalier tout seul sur le festival pendant 2h30 sans qu’il sache où j’étais (L’accueil n’a jamais voulu lui dire, d’ailleurs :-? ).

Je ne sais pas ce qu’il adviendra après ça. Mon manuscrit plaira-t-il ? Sera-t-il lu ? Je l’ignore. Tout ce que je sais, c’est que j’ai vécu une expérience incroyable et rencontré des pros incroyablement disponibles et passionnés qui nous ont reçus avec beaucoup d’égards. Si vous hésitez à participer, j’espère que cet article vous aura convaincu de tenter votre chance l’année prochaine.

Sur ce, je vais aller bosser mon synopsis :lol: .

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Dans la série Chibi, je demande…

Taleb, le capitaine de la Medjaï et sa délicieuse compagne, la courtisane Nessato!

Je ne suis pas fâchée de vous les présenter, ceux-là. Nessato m’a donné du fil à retordre, enfin surtout Photoshop, qui m’a cramé mon premier essai lors d’une sauvegarde. Après avoir respiré pour ne pas jeter mon PC par la fenêtre, ( 5h de boulot fioutus, tout de même!) j’ai recommencé à zéro ce matin et tout s’est bien passé. Du coup cet après-midi, j’ai réalisé Taleb pour tenir compagnie à la tutrice d’Alaia!

Ta da!

Chibi-Nessato-TalebAlors, ils vous plaisent, mes amoureux?

Le cycle du dieu noir- Personnages, organisation, objectifs

Bonjour tout le monde,

voilà quelques semaines que j’ai déserté ce blog, par manque de temps, certes, mais aussi par manque d’inspiration sur ce que je pouvais bien vous donner à lire. Je n’ai pas vraiment de conseils d’écriture à donner, je n’ai rien à chroniquer ces derniers temps faute d’avoir le temps de lire, bref, panne sèche!

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Des personnages intègrent la galerie

Après réflexion, j’ai décidé d’étoffer un peu ma galerie de personnages. Pour le moment, j’y ai ajouté Charid, mais je vais rédiger la fiche de son grand rival Thémis et bien entendu, celle d’Alaia. Jusqu’ici, seuls les personnes qui me suivent sur CoCyclics pouvaient accéder aux extraits la concernant, mais j’ai l’intention de vous en livrer quelques morceaux en public, tout de même!

On s’échauffe, on s’organise!

Sinon, pour revenir à l’écriture, je trouve que ces temps-ci, je laisse trop mon travail occulter mon inspiration. En fait, meilleurs sont mes résultats au boulot, moins j’écris… à croire qu’il faut que je sois mal dans mon job pour produire du texte et je refuse catégoriquement cette idée, qui me rappelle des passages déplaisants de ma vie. Mode psychologie off: il faut juste que je m’organise mieux pour avancer dans mon roman tout en bossant.

tumblr_nf57xqWCvY1tq2gioo1_500Pour cela, j’essaye déjà de rassembler mes notes. Je vous avais déjà parlé de mon Filofax dédié à l’écriture. En gros, c’est un agenda à anneaux reconverti en outil d’écriture, avec mes aides, mes penses-bêtes, mon plan, mes fiches de personnages, mes premiers jets manuscrits (oui, j’écris beaucoup à la main). bref, un genre de Scrivener ou de YWriter, mais qui ne planterait pas et qui est beaucoup plus joli! :lol:   Je vous le présenterai quand j’aurai eu le temps d’en prendre quelques clichés.

J’aurais aussi pu opter pour un bête classeur, mais comme il est beau, en cuir magnifique et qu’en plus il sent bon, j’ai préféré mon superbe Malden Violet ( et vu qu’il coûte un bras, autant le rentabiliser ^^ )

Il est encore plus beau en vrai! Les coutures sont parfaites, le cuir impeccable… non je ne suis pas folle! :)

Il est encore plus beau en vrai! Les coutures sont parfaites, le cuir impeccable… non je ne suis pas folle! :)

Je vous dirai si cet outil m’aide à me focaliser sur mon roman. En attendant, je me suis fixée un objectif d’écriture de 4-5 pages par jour, ce qui est ambitieux mais parfaitement jouable si je ne procrastine pas trop devant le PC. Bref, un genre de NaNo, mais hors cadre, sans objectif de nombre de mots mais plutôt en pages, pour avoir l’impression d’avancer sans avoir le nez rivé au compteur. Là aussi, je vous tiens au courant de mes avancées!

Et on regarde devant soi!

Dernière chose, je me suis inscrite pour le speed-dating des Imaginales en mai 2015. Ce qui veut dire qu’il faut aussi que je prépare un pitch pour présenter mon roman aux éditeurs qui participeront, dans l’hypothèse où ma candidature serait acceptée. Bref, plein de choses à préparer, ça fait peur, mais c’est excitant!

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Chronique : La Prêtresse lunaire, la prophétie des éléments II, James Tollum

Bonjour tout le monde,

De temps en temps, pas assez souvent à mon goût, je vous parle de mes lectures. Quand je dis « pas assez souvent », ce n’est pas que je veuille vous gonfler avec mon avis sur tout et n’importe quoi, c’est juste que je n’ai pas le temps de lire autant que je le souhaiterais. En 2015, l’une de mes rares résolutions est de lire davantage et surtout de lire un peu plus de SFFF francophone.

Pour la première fois, c’est l’auteur lui-même qui m’a contactée pour me demander si j’étais intéressée par la rédaction d’une chronique sur le deuxième volet de sa saga. (Pour reprendre une expression de ma copine Solange, « tu sais que tu es une vraie blogueuse… » quand on t’envoie un livre en service presse !) Autant dire qu’en recevant son message, j’ai d’abord été très étonnée.

Moi?! Mais diable, pourquoi donc ?

Moi?! Mais diable, pourquoi donc ?

James se souvenait d’un de mes articles où je parlais de son premier volume : Gardiens, la prophétie des éléments I. J’avais apprécié la découverte de cet auteur et je comptais lire la suite, donc ça tombait bien ! En plus, savoir que son avis compte a quelque chose de touchant et j’ai donné mon accord avec plaisir. Seulement voilà, une fois qu’on s’est engagé à partager son ressenti sur un roman, des doutes surgissent : «  et si je n’aime pas ? Je fais quoi ? »

tumblr_inline_n8gu0ye4Co1r36dy7Je rappelle que je ne suis pas une chroniqueuse pro, juste une lectrice avide d’évasion. Je me suis toujours dit que je ne démonterais pas sur internet un livre qui ne m’aurait pas plu. Donc, en résumé, si je parle de La Prêtresse lunaire, ça veut dire que je me suis bien amusée ! Allez c’est parti, entrons dans le vif du sujet !

la-pretresse-lunaire-la-prophetie-des-elements-ii-james-tollumL’histoire :

Éthan et ses compagnons sont parvenus à Endraïle, mais il s’avère que le jeune Ythérien n’est pas l’un des Gardiens… Le Haut Conseil le soupçonne en outre d’être une arme utilisée par les Sorciers pour éliminer les enfants de la prophétie. Entre deux maux, les Sages décident tout de même de l’autoriser à rester au Palais des Mages afin de le surveiller. Ce jeune homme intrigue particulièrement le Haut Sage Allarus et l’énigmatique Mage elfique. À mesure que Hala et les trois autres Gardiens apprennent à se connaître et qu’Irina se démène pour préserver la ville d’Antalia des assauts des soudards, Éthan recherche des informations le concernant : qui est-il ? Mais, voilà que l’un des Gardiens est la cible d’un attentat. Tous les yeux se tournent alors vers le jeune homme qui ne cesse de clamer son innocence. Qui pourra alors apporter la lumière sur ces mystères et aider nos héros ? Où les mèneront les prophéties ? Rejoignez Éthan et ses amis pour découvrir les différents peuples des Terres d’Avalyn : Elfes, Acarans, Ictars, Finaï, Dragons, Rockshriim, Nâgas, Drows… et la Prêtresse lunaire.

Mon avis :

Après un prologue qui ne m’a pas vraiment emballée (j’ai du mal avec les prologues et très logiquement, j’en ai mis un dans le mien, faut le faire ^^), je suis rentrée à fond dans l’histoire. On retrouve Éthan en position délicate au Palais des mages, en proie au doute sur sa vraie nature. Un mage elfe va lui apprendre à repousser les limites de son pouvoir et l’envoyer en quête de ses origines. Loin de là, Irina, la vieille Mère Suprême, doit gérer la guerre qui menace et les complots au sein de son Ordre. Je dois dire que c’est mon personnage préféré depuis le début. D’abord vieille femme acariâtre à l’esprit fermé, elle évolue pour devenir une dirigeante plus éclairée. Et là, elle a vraiment beaucoup de boulot, la pauvre.

Avec « la prophétie des éléments », on est vraiment dans de la Fantasy pure et dure, avec son lot de créatures fantastiques, de peuples merveilleux, et bien sûr, son cortège de méchants ! De leur côté, ils accueillent un nouveau venu non moins psycho que le délicieux Arkan. Il s’agit d’un vieil ami de Trisha, la malheureuse sorcière désormais sous le joug du rival de son amant décédé. Je suis toujours assez mitigée par rapport à Arkan, que je trouve trop « brute épaisse sadique ».

L’auteur nous embarque avec fougue dans des intrigues, des combats, une jolie romance (pas celle que j’imaginais, d’ailleurs ! ^^) et bien sûr, la mystérieuse Prêtresse lunaire. Sans compter une révélation pour Éthan qui va devoir gérer une vérité inattendue sur lui. J’ai été emballée par certains aspects du roman, notamment la caractérisation de personnages comme Irina, Malak et Prisca. Sur le fond, c’est une très belle aventure. Sur la forme, de petits détails sont parfois venus me sortir de ma lecture, comme d’étranges anachronismes sur la génétique et des expressions récurrentes telles que « fusiller du regard » qui, dans un monde où je n’ai vu personne manier le fusil, m’ont semblé hors de propos. Ceci étant dit, j’attends la suite des aventures d’Éthan, Mira et leurs compagnons et je les lirai avec enthousiasme !

Sur ce, si vous ne savez pas quoi faire par ce dimanche gris et froid, j’espère vous avoir donné une idée! ;)

La Griffe et le Talisman, mon nouveau challenge 2015 dans la mare

Aujourd’hui, c’est jour de réouverture de challenges sur CoCyclics, le site de béta lectures où je me suis inscrite l’année dernière.

Le site de béta lecture consacré aux littératures de l'imaginaire

Le site de béta lecture consacré aux littératures de l’imaginaire

L’idée de cette section, c’est d’écrire le premier jet d’un roman en 1 an, ce qui je vous l’accorde est beaucoup plus zen que le rythme sprint du NaNoWriMo.

En 2014, j’avais franchi le pas et avais inscrit mon tome 1 sur les challenges, ne sachant pas trop à quoi m’attendre. Je savais juste qu’on pouvait partager ses avancées, ainsi que des extraits (2 par semaine, pas plus) et obtenir les encouragements des membres du forum. Quelle ne fut pas ma surprise de voir affluer des tournées de nénuphou et du chocolat à n’en plus finir, ainsi que quelques coups de fouet parfois. Je ne pensais pas être aussi bien entourée et cela m’a grandement aidée à le finir, ce fichu premier jet !

Se réjouir des petites choses

Se réjouir des petites choses

C’est donc tout naturellement que je repars cette année pour continuer la folle épopée Fantasy d’Alaia au cœur de la Terre Noire. Les sections étaient accessibles dès 00h01 cette nuit, mais autant dire qu’à cette heure, l’écrivaine sans foi ni loi que je suis dormait à poings fermés.

En me connectant ce matin vers 7h (oui, j’ai fait la grasse mat’), j’étais un peu fébrile à l’idée de retrouver mes petits camarades et de découvrir les règles instaurées par les modérateurs. De ce côté, peu de changement, j’étais rassurée. J’ai ri en voyant qu’il y avait déjà 19 challenges ouverts depuis minuit, c’est dire l’engouement des grenouilles !

J’ai attendu un peu avant de m’inscrire parce que je voulais retrouver ma section d’origine, le temple d’Heqet (une déesse égyptienne pour une ambiance équivalente, ça aurait été top !) et puis j’ai changé d’avis en me souvenant qu’en 2014, on était 4 pelés au temple alors que la plupart des sections débordaient de participants. Donc, j’ai craqué et me voilà dans le Chaudron de Trevor, où j’ai de suite été accueillie chaleureusement par d’adorables grenouilles dont 2 me « marrainent » (les mêmes qu’en 2014, ça me touche beaucoup !)

Cela veut dire une chose : les vacances sont officiellement terminées ! Mes personnages repartent avec moi dans le désert de Kemet à la recherche des reliques du Dieu Noir.

Je partagerai mes avancées ici pour ceux qui ne sont pas membres de CoCyclics, of course et je vais aussi essayer de vous faire des rappels du tome 1 pour faciliter la compréhension des personnes qui seraient assez folles gentilles pour passer dans le coin.

On commence avec les pitchs, si vous voulez (et si vous voulez pas, c’est le même prix ! ;-) )

Le tome 1 :

Ahriman, le « Dieu Noir » s’est éteint depuis des siècles, tué de la main de son propre frère, Seth, qui a revendiqué le trône et la main de la Reine des Cieux. Cette dernière, dans l’ombre, prépare patiemment sa vengeance contre celui qui l’a spoliée de son pouvoir et de son époux.
Sur la terre de Kemet, une orpheline élevée parmi une bande de voleurs croise une nuit le chemin d’un guerrier inconnu. Il transporte avec lui une gemme mystérieuse, dont l’appel attire étrangement la fillette. Si Alaia est loin de mesurer le pouvoir qui vient de la frôler, d’autres, en revanche tentent de comprendre d’où viennent les bouleversements qui ébranlent le monde des mortels. Des factions puissantes vont rejoindre la toile tissée par la puissante et retorse Astarté, qui rêve de retrouver sa grandeur perdue.

Le tome 2 :

Alaia, une jeune voleuse reconvertie malgré elle dans le métier de courtisane, s’est emparée d’un mystérieux rubis qui s’est révélé être l’œil d’Ahriman, le Dieu Noir, assassiné par son frère Seth quelques milliers d’années plus tôt. Contrainte de fuir la cité de Busiris avec les sbires de Seth à ses trousses, elle ignore d’une part que sa maîtresse, la belle Nessato, a été arrêtée par le culte, et de l’autre qu’un groupuscule de guerriers venu d’un archipel lointain convoite lui aussi les reliques d’Ahriman.

Une course-poursuite à travers le désert s’engage pour rassembler les fragments du dieu mort et ranimer son pouvoir.

Comme vous pourrez le constater, malgré l’ambiance très masculine de l’univers, le récit tourne plutôt autour des femmes et on va dire que certaines ne s’en laissent pas compter. Go kick asses, ladies !

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Bon ben, il n’y a plus qu’à, comme on dit ! Go 2015, bonne chance à tous pour vos projets, quels qu’ils soient et si vous voulez participer et laisser des commentaires ou des questions, vous êtes les bienvenus !

mini challenge automnal

L’automne vient. Les feuilles tombent, comme les températures. Les jours raccourcissent et je guette en tremblant le mois de novembre. Pourquoi ? Parce que c’est le mois de mon anniversaire, d’une part, mais pas que ! En novembre se déroule un événement que connaissent la plupart des écrivains : le NaNoWrimo !

L’objectif : écrire un roman en un mois (vous lisez bien.), en tablant sur un récit en 50000 mots. 50000 mots en un mois, ça représente 1667 mots par jours. Alors, quand j’étais en arrêt de travail, ça ne me faisait pas peur. Après une journée de boulot, en revanche, mon cerveau se montre nettement moins enclin à l’écriture. Cela veut dire que je vais devoir faire comme n’importe quel sportif qui aborde une compétition : m’échauffer et préparer le terrain !

écrire, sans regarder en arrière. pas de correction, pas de modif, un premier jet coûte que coûte!

écrire, sans regarder en arrière. pas de correction, pas de modif, un premier jet coûte que coûte!

Mon projet pour le NaNo consiste à écrire la suite du Cycle du Dieu Noir, mon roman fantasy. J’ai laissé Alaia dans la panade et ça ne fait que commencer. De nombreuses aventures l’attendent à travers la terre de Kemet, de nombreux ennemis aussi. Rassurez-vous, je ne la laisse pas seule!

Je dispose du mois d’octobre pour peaufiner mon synopsis et entamer la rédaction de mon histoire. 1667 mots par jour, ça fait beaucoup, faut pas croire : je vais commencer par un mini NaNo ( à la manière de Cécile Duquenne, qui en parle sur son blog ) avec un objectif à 500 mots par jour. L’idée, c’est de reprendre l’habitude d’écrire car depuis un mois ou deux, j’avoue m’être plongée dans mes corrections et avoir délaissé la rédaction pure et dure. En novembre, en revanche, il ne sera plus question de recherches ni de préparatifs, le marathon va commencer !

Je me fixe aussi l’objectif de vous faire part de mes avancées dans ce blog du 1er au 31 octobre et ce, quels que soient les résultats. Et si vous aussi, vous préparez le NaNo, je serais ravie de savoir comment vous le préparez. Cette année sera une première pour moi, je suis avide de conseils et retours d’expérience !

Chronique du dimanche: la geste de Jehan, par Didier Quesne

Et me revoilà ce week-end avec un avis concernant le roman de Didier Quesne, auteur que j’ai découvert récemment avec Étrangère.

La superbe couverture de Sandrine Gestin !

La superbe couverture de Sandrine Gestin !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le résumé :

Le jeune Jehan, fils de pêcheur, découvre un homme évanoui sur la plage, un Guerrier, issu d’une caste violente, souvent accompagnée d’animaux fabuleux et dangereux. Néanmoins, il le recueille, le soigne, veille à sa convalescence. Tiré d’affaire, le Guerrier révèle à Jehan ses rares qualités de combattant.

Le destin de Jehan est amorcé, et au-delà des périls qui l’attendent, des Guerriers sanguinaires, des Géants cruels et primaires, il devra se découvrir lui-même…

Bon, j’avais déjà beaucoup aimé Étrangère, et la Geste de Jehan ne m’a pas déçue. On y découvre une caste à la fois redoutée et marginalisée, les guerriers, des hommes dont la science du combat leur est inculquée de la pire façon, en les déshumanisant. L’un d’eux va rencontrer le jeune Jehan et comprendre le potentiel guerrier de l’enfant, qui fait pourtant preuve d’une sagesse étonnante pour son âge.

L’auteur rend leur amitié très crédible et fascinante (c’est vraiment un moment que j’adore dans le roman) mais les épreuves ne vont pas tarder à s’abattre sur Jehan – je ne développerai pas, je ne veux pas spoiler, ce passage est trop bien pour que je vous le dévoile ! –, et le lancer sur les routes avec la vengeance et un mystérieux animal-totem pour compagnons. Heureusement, sa rencontre avec Wilfried, un petit être empli de bon sens va l’aider à ne pas perdre pied. Didier Quesne sait nouer les liens entre les personnages, c’est indéniable ! Les personnages secondaires – notamment Erwan et Oppélia – sont aussi très bien amenés. Attention, il faut être préparé au langage utilisé dans le roman, un français qui sonne assez suranné à la lecture, mais qu’on comprend sans difficulté. Cela nécessite quand même un peu de concentration. :)

Avec un roman aussi chouette, une couverture aussi réussie, je m’étonne toujours de ne pas avoir entendu parler de Didier Quesne plus tôt. La Fantasy française a encore beaucoup de boulot avant d’être reconnue à sa juste valeur…