Fin d’année et organisation

Bonjour tout le monde !

Et me voilà officiellement en vacances ; je dis officiellement parce qu’hier, j’étais supposée travailler, mais j’ai dû rentrer chez moi pour cause de migraine sauvage. Oui, je suis une vraie migraineuse, avec sensibilités à la lumière, aux odeurs, vomissements et tous ces plaisirs indescriptibles qui accompagnent les crises. Enfin bref, celle-ci est derrière moi ! Donc, voilà, cette fois, les vraies vacances commencent ! Peut-on parler de vacances durant cette période, d’ailleurs ? Famille, repas pantagruéliques, crises de foie, ça en fait des occupations.

Pendant ces deux semaines, j’ai surtout envie de consacrer du temps à mes projets donc, il faut que je m’organise du temps pour moi pendant ces vacances. Cela fait un certain temps que je cherche les outils qui me conviennent le mieux pour m’organiser. J’en ai un peu assez d’avoir des fichiers de partout sur mes différents PC (le portable et le gros), des notes, des chapitres à corriger, des recherches, des photos. J’ai essayé des logiciels comme OneNote ou Ywriter afin d’organiser un peu tout le bazar qui entoure mes romans, mais après un plantage de la sauvegarde automatique sur YW, j’ai dû tout reprendre au début, et j’avoue que cet outil m’a vite saoulée. On m’a recommandé Scrivener récemment – c’est vrai qu’après le NaNoWriMo, les gagnants ont un tarif préférentiel pour l’acheter –, mais sincèrement, je crois que je ne m’en servirai pas, donc je vais éviter de dépenser trop d’argent pour rien. Plus j’y réfléchis, plus je réalise que je suis quelqu’un d’assez « Old School » ; en bref : je préfère le bon vieux papier, et ce pour plusieurs raisons :

  • J’aime l’acte d’écrire, tenir un stylo, voir les feuilles se remplir. C’est lent, certes, mais ça me permet d’organiser mes idées pendant que je rédige le premier jet, de sorte que le texte se complète plus facilement quand je retape sur Word. (J’ai d’ailleurs écrit à la mano une bonne partie du NaNo)
  • J’aime bien mon écriture, donc j’ai envie de la cultiver. C’est une forme de méditation pour moi de m’abandonner à l’écriture et noircir des pages, ça me détend.
  • Le papier m’éloigne d’internet et des distractions comme Facebook ou autres réseaux sociaux. 2015 s’annonce comme l’année de la lutte active contre ma procrastination.
Comment ça "je dis ça chaque année"?

Comment ça? « Je dis ça chaque année! »

Du coup, je vais trouver un usage sympa à mon magnifique cadeau d’anniversaire offert par moi-même à moi-même ! Je parle de mon superbe Filofax A5 Original. À l’origine, il s’agit d’un agenda modulable doté de 6 anneaux et d’intercalaires.

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Avec ma main sur la photo on voit qu’il est de belle taille pour écrire…

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J’adore sa couleur et son cuir, sauf pour les empreintes digitales ! :D

Il est d’une délicieuse teinte framboise pétante (J’adore !) et d’une taille suffisante pour que je puisse écrire confortablement, ses feuilles étant un peu plus grandes que celles de mes carnets Moleskine (oui, je sais, ça fait snob, mais j’apprécie vraiment la qualité de leurs feuilles). Je ne suis pas certaine de beaucoup utiliser la partie agenda parce qu’il faut bien avouer que je n’ai pas un emploi du temps de ministre, ni une famille nombreuse et que je suis plutôt du genre NoLife, donc pas des masses de sorties à prévoir ( sauf peut-être pour le cinéma). Par contre, j’ai déjà pas mal d’idées pour organiser son contenu. J’ai même préparé de jolis intercalaires personnalisés grâce à du masking tape et du zôli papier. Oui, on peut aimer le sang et les tripes dans ses histoires et s’entourer d’outils de travail trop Kawaï.

Princess KaWaïPour certaines personnes, peu importent les outils, du moment qu’on écrit. Pas pour moi. J’ai besoin de supports pour mes notes, pour mes personnages, pour mes idées. Peut-être développerai-je mes idées d’organisation dans d’autres articles, si ça peut intéresser quelqu’un et surtout si j’arrive à trouver la formule qui me convient le mieux ! D’ailleurs si vous avez envie de partager vos trucs, n’hésitez pas à commenter. Je serais ravie de discuter du sujet avec vous ! On a tous nos astuces pour être plus efficace, ça vaut le coup de les échanger.

En tous cas, avant de penser à de prochains articles (comme un bilan de l’année écoulée entre autres), je vous souhaite à tous d’excellentes fêtes, placées sous le signe de la détente, de la joie et du chocolat !

Joyeux Noël à tous!

Joyeux Noël à tous!

 

NaNoWriMo :le cap des 10000 mots est franchi !

Quelques nouvelles de ma première participation au NaNoWriMo, pour la poignée de fidèles qui me subit/m’encourage au quotidien et pour toi, visiteur occasionnel, tombé sur cette page au hasard d’une recherche sur les médicaments anti-procrastination ou les colliers d’esclave… sache que je suis ravie que tu prennes le temps de t’arrêter ici, qui que tu sois ! Je disais donc  : depuis le 1er novembre, j’entame la rédaction de la suite du Cycle du Dieu Noir. Je n’ose plus parler de tome 2, dans la mesure où je vais peut-être devoir couper mon tome 1 en petits morceaux… J’ai beaucoup appréhendé cette reprise de l’écriture, dois-je avouer. Après une longue chronique urbaine, passer à l’étape voyage-combats-exploration m’effraye un peu. Mais bon, je ne vais pas laisser la trouille bloquer mes avancées, n’est-ce pas  ?

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Comme je me connais et que je sais que les journées de travail ont tendance à me laisser apathique sur mon canapé le soir, j’ai pris les devants pour ce premier week-end de NaNo et ai grappillé un peu d’avance, avec une petite 7419 mots au lundi soir, ce qui est bien, mais pas top, si j’en juge par les compteurs de certains de mes « Writing buddies », dont certains visaient déjà les 15 000 mots à la fin du 1er jour (Ma Doué !)

Rappel  : pour arriver à écrire 50 000 mots en 30 jours, il faut 1667 mots par jour, pas 15 000, hein ? Nanmého, doucement, tout de même !  :-) Pour ne pas me décourager face à ce niveau de performance, j’ai décidé conjointement avec moi-même de ne plus regarder les compteurs, parce que bon, ça fait trop peur. :oops:

Arrive le mardi et la reprise du travail qui s’annonce comme la fin de mes belles séances d’écriture. Chaud d’aligner 1667 mots après 8 h de taf, mais je suis une lève-tôt, donc je réserve 40 mn à mon roman le matin, et jusqu’ici, ça marche bien. Il faut dire que pour une fois, j’ai préparé le terrain et rédigé un vague plan des 10 premiers chapitres, avec les scènes prévues, les persos impliqués ( Merci à tous les blogs d’écriture que je fréquente pour me mettre le pied à l’étrier). Ceci me permet de rentabiliser mes sessions p’tit déj puisque je sais ce qui doit être écrit. Du coup, mardi aux aurores, j’ai réussi à écrire 867 mots et ce matin, 1052, ce qui m’a emplie d’une joie tout enfantine ! Combiné à 1 h d’écriture le soir après le repas, et voilà franchie la barre des 10 000 mots aujourd’hui  ! (et accessoirement de gagner un badge !)

Et vous, vous faites le NaNo aussi ? Comment vous vous en sortez ?

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À J-2 du NaNoWriMo…

L’échéance fatidique approche ! Dans deux jours débutera le marathon de l’écriture connu sous le nom étrange de NaNoWriMo, ou National Novel Writing Month. Pour la première fois de ma pseudo courte carrière d’écrivain, je compte y participer. J’en avais déjà entendu parler l’année dernière, mais un peu tard, aussi n’avais-je pas exploré l’idée plus que ça. Et puis en avril 2014, j’ai de nouveau entendu résonner l’appel du NaNo sur le forum CoCyclics, ou tout le monde parlait d’aller dans d’étranges « cabines » avec leur « writing buddies ». C’est là que j’ai appris que non seulement, le NaNo avait lieu en novembre, mais que les organisateurs remettaient le couvert en avril et en juillet avec des NaNo Camp, sortes de gentils camps de vacances où l’on essaye d’écrire un max.

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Ce qui me plaît avec le concept du NaNoWriMo, c’est qu’il s’agit d’un défi que chacun se lance à soi-même. Il n’y a pas de gagnant, ce n’est pas une compétition. L’idée, c’est d’arriver à poser 50000 mots sur le papier en 30 jours. Pas pour gagner une course, non. Pour poser les bases de ce fichu premier jet qui ne veut jamais se terminer. C’est admettre que les corrections n’ont pas leur place dans un premier jet, et que ce que l’on va écrire ne sera sans doute pas parfait, loin de là. Mais ce sera écrit.

Personnellement, je sais que ça va être difficile pour moi, parce que je suis une horrible perfectionniste (oui, la procrastination passe par le perfectionnisme aussi) et que je passe plus de temps à reprendre des passages écrits qu’à écrire ! En fait, j’aime qu’un premier jet soit bon… en tous cas, pas trop pourri. Autant dire qu’en écrivant 1667 mots par jours, le niveau risque de s’en ressentir. Mais au moins, l’histoire sera écrite. Il sera alors temps de vérifier la cohérence, la rythmique des phrases, les répétitions. Une fois le tout écrit, pas avant.

Mes outils :

  • Les « nanoteurs ». Oui c’est notre nom, à nous les intrépides marathoniens du mois de novembre. J’ai découvert une communauté sympa sur Strasbourg, que j’ai eu l’occasion de rencontrer autour d’un café. Jusqu’ici, nous n’avons pas écrit grand-chose lors de ces rencontres, mais au moins on a bien rigolé !

  • Un nouveau challenge premier jet sur CoCyclics : La Griffe et le Talisman, que j’ai créé en début de semaine pour recevoir du chocolat, du nénuphou et du fouet de la part des autres grenouilles de la mare. D’autres nanoteurs s’y sont lancés également, je pense que ça va être sympa de partager nos ressentis et difficultés.

  • Un mari compréhensif qui sera aussi de la fête en mode NaNo rebelle ( l’écriture d’autre projet qu’un roman compte aussi dans le NaNo. Lui, il part sur un projet de nouvelles Steampunk qui déchire, mais il en parlera – ou pas – tout seul, sur son blog)

  • Un PC avec un méga écran dans mon bureau, avec système audio pour ambiance musicale épique

  • Un PC portable pour tapoter même au creux du canapé. Par contre, là dommage, le son est tout pourri…

  • Une théière et 2 délicieux thés de chez Kusmi Tea, le BB détox et le citron gingembre – oui sur mon blog, je cite des marques si je veux ! Surtout quand ils sont bons!

Mes freins :

  • Le boulot à plein temps qui me laisse souvent vidée le soir et va m’obliger à sortir de ma zone de confort ( située exactement au creux du canapé le soir sous mon plaid.)

  • 2 chats très exigeants en câlins et attentions.

mes fans exigeants

Mes fans exigeants!

 

À mes débuts, quand j’ai commencé à écrire mon premier roman, j’étais persuadée que les écrivains vivaient reclus et repliés sur eux-mêmes (moi oui, en tous cas!). Et puis, en cherchant sur internet, j’ai découvert à quel point le monde de l’écriture est vaste et riche. D’abord, grâce à Ipagination, où j’ai publié mes premiers extraits et ai découvert qu’il y avait des gens pour me lire et même apprécier ce que j’écrivais. Puis sur Cocyclics, où j’ai appris que les compliments n’aident pas forcément à progresser, alors qu’une bonne béta lecture au fouet, elle, oui ! J’ai aussi découvert des blogs d’auteurs prompts à partager leur expérience, leurs techniques pour avancer et leur vécu par rapport à l’édition. Clairement, on est loin d’un univers cloisonné. Grâce à internet, tout ce petit monde se retrouve sur les réseaux sociaux, papote sur Twitter ou Facebook, s’échange des conseils lecture, c’est plutôt agréable. Mais bien sûr, il faudra que j’arrive à m’en détacher pendant le mois de novembre pour me concentrer sur l’écriture.

Faut-il observer une retraite monacale pendant le NaNo ?

Je ne crois pas. Personnellement, je vais essayer d’écrire un maximum le matin, avant le travail. Ensuite, je pense me forcer à prendre le vélo tous les jours, même s’il fait froid, parce que je ne veux pas me priver d’exercice, et que mon cerveau risque d’en avoir besoin. Et je pense qu’on continuera d’aller au cinéma le week-end. Même s’il faut dégager du temps pour écrire, je crois qu’il faut aussi des moments de détente loin du texte si on ne veut pas péter un plomb.

La lecture pendant le NaNo :

Bon alors là, je crois que je vais passer mon tour. Déjà en temps normal, j’ai du mal à me dégager des plages de lecture tranquilles ( par tranquilles, je veux dire quand mon cerveau est réceptif à l’histoire), alors pendant le NaNo, je sais que je n’y arriverai pas. Heureusement, j’ai pas mal écumé ma PAL ces derniers jours, avec de jolies surprises :

  • Encore un très bon roman de Didier Quesne, « La lande aux sorciers« , qui se lit vite et m’a beaucoup plu, tant par l’histoire que par l’écriture si particulière de l’auteur. ( Les dialogues, notamment grâce à Mélias de Moor, sont très amusants, le patois les rend originaux et très imagés)

  • Le premier roman publié par Nathalie Bagadey, « Éclosia ou les légendes d’Écosse« , que j’ai dévoré en trois heures. Amateurs de romance fantastique, ce livre est pour vous !

  • « Les Foulards Rouges« , de Cécile Duquenne, qui me rappelle que j’adore le format série et que j’aurais peut-être dû m’en inspirer pour le Cycle du Dieu Noir. En décembre, je m’offre la suite !

  • « L’Ahadorya, bulle au cœur de lumière« , de Losan Charo, son premier roman, peut-être un peu trop jeunesse pour moi, mais très poétique.

  • Plus quelques « déceptions », desquelles je ne parlerai pas ici. Mon but est de partager ce qui m’a plu, pas ce qui m’a laissée sur ma faim, mais plaira sans doute à d’autres lecteurs.

Par contre, en décembre, il va me falloir des lectures un chouia moins soft. Je vais sans doute reprendre « l’Ange de la Nuit« , par Brent Weeks (j’avais beaucoup de mal avec le tome 2, on verra si ça passe mieux) et pourquoi pas « La première Loi« , de Joe Abercrombie. J’avais apprécié « Servir Froid » pour ses personnages secondaires (j’ai détesté son héroïne), et vu quelques planches du roman graphique inspiré de « La Première Loi », donc, ça me tente bien.

Sur ce j’y retourne, quelqu’un scrute mes avancées!

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La procrastination et moi: ou comment mes petites voix me freinent


Ce qu’on planifie

Ce matin, j’avais prévu d’écrire une scène, j’y avais pensé hier soir, et dans ma tête, mon planning était prêt. Pourtant, ce matin, je n’ai pas écrit un mot! pour une simple raison: je me suis laissée déconcentrer par une multitude de petites choses futiles, mais qui bien sûr me paraissaient indispensables sur le moment…pour me cacher que cette scène, importante au demeurant me posait des problèmes.

Ce qui se passe en vrai

Je trouvais très important de comprendre comment fonctionne Google analytics, pour avoir des stats de fréquentation du blog, parce que déjà qu’il est beau, je me réjouis qu’il soit vu!:). Ensuite, mon adorable webmaster m’a mis en place des applis twitter qui déchirent, et ça , ça valait le coup que j’y passe des heures. Ensuite il y a eu Facebook, c’est fou comme on a des choses à dire à la place de travailler:)

Il s’est donc trouvé midi, et je n’avais rien fait, mais rien du tout, de ce que j’avais planifié. Donc, après le repas, j’ai fermé toutes mes fenêtres de réseaux sociaux, et me suis consacrée à l’écriture de cette scène, que j’imaginais très pénible, mais qui finalement est terminée! Toutes les excuses sont bonnes pour ne pas faire ce qui nous pèse, mais une fois qu’on les a  achevées, on se sent bien!

L’ingrédient essentiel pour venir à bout de la procrastination est de se mettre en tête que quand quelque chose est important, ce n’est pas une option. Cela doit être fait. Ne pas se laisser la possibilité d’y déroger, pour ne pas se laisser embarquer dans une spirale sans fin de :  » je verrai ça plus tard! »

Et vous, c’est quoi votre médicament anti procrastination?