Challenge semaine 4

Je vous présente cette semaine une importante faction: Minos. Composé entre autres de Kreitos l’île-volcan, Dys l’île garnison et Lemnios l’île farniente, l’archipel tire sa force d’un peuple discipliné, rigoureux, militarisé, et de sa redoutable flotte. De par sa nature belliqueuse, le peuple minoen est plutôt mal perçu par ses voisins, principalement Aethalia, à qui Minos a volé les îles élénites il y a fort longtemps.
Si l’on devait désigner des méchants dans le roman, ben ce serait eux :psycho: Toutefois, ce serait quelque peu réducteur; les minoens sont de grands artistes en plus d’être des navigateurs intrépides. Leurs palais sont raffinés, leur culture riche ( ok, riche des oeuvres d’art étrangères aussi, c’est vrai^^) et la plupart des minoens sont lettrés. C’est un peuple fier et indépendant qui vénère un héros déifié, le valeureux Nargaal, qui eut le courage d’affronter le taureau céleste.

Taureau céleste

 

 

 

 

 

 

 

 

L’un de ses descendants, le seigneur Cordo, arbore d’ailleurs le taureau blanc comme symbole de sa maison, pour rappeler au peuple les hauts faits de sa famille. Évidemment,si vous leur posez la question, les minoens vous diront que leur réputation de pirates conquérants, de démonistes mangeurs d’enfants et de tortionnaires ne sont que ragots de voisins jaloux, et que Minos ne fait que vivre selon ses rites et croyances :ange:
L’archipel est dirigé d’une part par un conseil de seigneurs, mais surtout par la main puissante du seigneur Atréis, mage respecté et accessoirement immortel. Cet homme charmant qui aime invoquer des démons à ses heures perdues ne travaille que dans un seul but: devenir l’égal des dieux en terme de pouvoir.
Lorsque le ciel s’est embrasé, il a senti l’immense pouvoir qui avait traversé le Voile, et depuis il en a fait sa croisade perso :hiii:
Avantage: ses voisins peuvent dormir tranquille, les incursions minoennes se sont raréfiées depuis plus d’une décennie.
Inconvénient: ses conseillers dévoués prennent tous du maalox, car l’objet de sa convoitise reste hors de sa portée :pleure:

Pour vous situer l’ambiance qui règne en Minos voici un extrait (3519 sec)vous présentant le seigneur Cordo de Cythères, l’un des plus proches conseillers d’Atréis. Ce dernier a envoyé un émissaire le quérir dans son palais.

« Ce matin, Eumédios, envoyé de l’Académie, était arrivé à Cythères et réclamait une audience. Le seigneur Cordo, lui-même initié aux arts sombres, mesurait l’influence de cette école sur la politique minoenne. Son devoir envers le puissant Atréis lui imposait de réserver le meilleur accueil à ce messager, d’aussi basse extraction fût-il. Traversant le dédale de couloirs qu’il connaissait par cœur, il se remémora tout ce qu’il savait de son visiteur, de son aspect physique à ses accomplissements au sein de l’Académie. Il avait rencontré le jeune mage une fois ou deux, et force était de constater qu’il ne lui évoquait que peu de souvenirs. Un gringalet de plus en robe grise, à la voix mielleuse, à cela se résumait l’image laissée par Eumédios dans son esprit.

Un esclave portant un plateau chargé d’une carafe et de gobelets en métal croisa son chemin et s’agenouilla aussitôt, en veillant à ne rien renverser. Dans un bruissement de cape, Cordo passa la porte sans lui accorder un regard et se rendit dans une pièce lumineuse et richement décorée, aux murs couverts de fresques colorées ; le seigneur appréciait les scènes dépeignant la mer et les navires. Le serviteur entra à son tour et posa les rafraîchissements sur une lourde table de chêne. Il s’éclipsa aussi discrètement qu’il était venu.

Le maître des lieux marqua un temps d’arrêt pour observer attentivement son invité, un homme d’aspect juvénile, aux joues rondes, arborant un fin collier de barbe soigneusement entretenu. Ses cheveux blonds cendrés tombaient en boucles molles autour de son visage, retenues par un simple bandeau de métal sur son front. Ses paupières lourdes aux longs cils accentuaient l’impression d’indolence émanant de lui. Néanmoins, ne manqua pas de noter Cordo, il portait désormais la toge rouge des étudiants comme preuve de son Don et de sa persévérance. Son bâton de marche reposait contre l’accoudoir d’un fauteuil duquel il se leva pour saluer le seigneur de Cythères.
Celui-ci planta ses prunelles de glace dans les yeux du sorcier, lequel se donna du mal pour garder une contenance. Il était difficile de ne pas être impressionné par Cordo ; il dominait la plupart des hommes de ses six pieds de haut, et ses yeux bleu-glace presque transparents avaient le pouvoir de pétrifier n’importe qui. Son visage taillé à la serpe, à la peau pâle, avait acquis la sagesse de la maturité, mais conservait fermeté et noblesse. Il portait les cheveux longs, retenus par un lacet de cuir dans son dos, et leur éclat argenté accentuait son aspect lugubre. Cordo approchait de la quarantaine, mais sa musculature roulait encore au moindre de ses mouvements. Il ne quittait que rarement sa cuirasse sombre sur laquelle on distinguait la tête d’un taureau, le symbole de sa maison.
Conscient du malaise de son invité, le maître des lieux se fendit d’une esquisse de sourire.
— Eumédios, dit-il, je suis satisfait de voir que tu te portes bien. (Sa voix froide n’en laissait rien paraître.)
— Seigneur Cordo, permets-moi de t’adresser mes hommages. Être accueilli dans ta demeure est un grand honneur.
— Je vois que tu as progressé rapidement. Le rouge, voilà une bonne nouvelle.
— Je te remercie de l’avoir noté, s’empourpra le jeune homme. Je ne pensais pas que tu te souvenais de moi.
— J’ai une excellente mémoire. Je t’en prie, Eumédios, profite de mon hospitalité. J’ai demandé que l’on te fasse goûter un vin tout à fait savoureux. Nos vignes ont donné des fruits délicieux. Ensuite, tu pourras me transmettre ton message. »

Et si on évoquait les « méchants »


Bonjour à tous!

aujourd’hui j’ai posté un extrait qui se déroule sur l’île de Minos, là où je situe la résidence de quelques uns de mes « méchants ». Il paraît qu’il en faut dans une histoire, la mienne ne fait pas exception. Il risque d’y en avoir quelques uns dans cette aventure, j’espère qu’ils vous plairont. Pour l’heure je garde mon petit préféré en réserve, pour vous présenter Atréis, qui, comme vous le verrez est charmant!

Comme toujours, je vous souhaite une bonne lecture, et je serais ravie d’avoir vos commentaires sur cet extrait (ou les autres!).

A bientôt!