Chronique: Apophian, la prophétie des éléments III par James Tollum

Une petite chronique sans prétention en ce dimanche ensoleillé, celle du troisième et dernier volet de la Prophétie des éléments.

Les couvertures des romans de James Tollum claquent, c'est indéniable! :-)

Les couvertures des romans de James Tollum claquent, c’est indéniable! :-)

Le résumé :

Suite aux révélations faites par la Sorcière Trisha, Éthan se retrouve perdu et assailli de doutes. Lui qui a tant cherché à connaître ses origines et la vérité concernant ses parents, regrette à présent d’avoir entamé cette quête.
Ses amis arriveront-ils à l’aider à s’accepter ? Malheureusement le temps presse, car les scellés qui retiennent le Démon vont bientôt céder. Les Gardiens devront alors être réunis pour vaincre Apophian et sauver les Deux Terres ou périr en condamnant tous les peuples.
Mais reste une énigme épineuse : qui est le faux Gardien.
Éthan doit rapidement retrouver Irina pour qu’elle lui indique où se trouve la stèle des dieux. Selon Trisha, cet artefact peut assister le jeune Ythérien à découvrir sa source, et, par la même occasion, à identifier l’imposteur.

Pendant ce temps, à l’autre bout des Terres d’Antyras, Irina et les survivants d’Antalia ont trouvé refuge à Karagandha, la cité des Rockshriim. Mais l’entente avec le roi Rodrack ne s’avère pas évidente, tout oppose les deux dirigeants.

À qui appartient cette voix qui torture sans cesse le pauvre Malak, anéanti par la mort de sa bien-aimée, en lui susurrant des mots utopiques et en lui promettant de ramener à la vie la douce Prisca.

L’heure approche et, dans chaque camp, les forces se regroupent en vue de l’affrontement final, dont le dénouement n’est nullement écrit dans … La prophétie des éléments.

Mon avis:

Pour tout dire, en général, je déteste arriver au bout d’une histoire. C’est vraiment dur pour moi de quitter un univers et des personnages. Là, pour le coup, j’ai abordé ce dernier tome avec le même sentiment et j’ai mis du temps à terminer ce roman. Ceci dit, James Tollum a réussi à clore son histoire avec un certain panache, en laissant même une porte entrouverte sur une éventuelle suite.

J’ai retrouvé l’écriture caractéristique de l’auteur, simple et efficace et ses héros à la personnalité travaillée. James Tollum sait maintenir la tension au fil des pages et malmener ses personnages! Certains d’entre eux sont amenés à faire des choix difficiles, voire cruels, personne n’est tout blanc ou tout noir. Là dessus, rien à redire.

Ce qui m’a un peu perturbée, c’est le rythme du roman. Les événements s’enchaînent, beaucoup de personnages interviennent et parfois, j’ai trouvé des passages très longs alors que d’autres auraient mérité d’être un peu plus développés. Le rôle des Gardiens, notamment, aurait gagné à être plus important ( à mon sens) pour ne pas donner l’impression de servir de faire-valoir à Ethan. Arkan (le sorcier salopard) a lui aussi tendance a s’effacer complètement dans ce dernier volet, se faisant voler la vedette par quelqu’un d’assez inattendu! Par contre, l’évolution de Mira est très bien amenée, chapeau!

En conclusion, si vous aimez la pure fantasy, les batailles épiques du bien contre le mal, les personnages hauts en couleurs, vous pouvez y aller: la prophétie des éléments ne vous décevra pas! ;-)

Chronique : La Prêtresse lunaire, la prophétie des éléments II, James Tollum

Bonjour tout le monde,

De temps en temps, pas assez souvent à mon goût, je vous parle de mes lectures. Quand je dis « pas assez souvent », ce n’est pas que je veuille vous gonfler avec mon avis sur tout et n’importe quoi, c’est juste que je n’ai pas le temps de lire autant que je le souhaiterais. En 2015, l’une de mes rares résolutions est de lire davantage et surtout de lire un peu plus de SFFF francophone.

Pour la première fois, c’est l’auteur lui-même qui m’a contactée pour me demander si j’étais intéressée par la rédaction d’une chronique sur le deuxième volet de sa saga. (Pour reprendre une expression de ma copine Solange, « tu sais que tu es une vraie blogueuse… » quand on t’envoie un livre en service presse !) Autant dire qu’en recevant son message, j’ai d’abord été très étonnée.

Moi?! Mais diable, pourquoi donc ?

Moi?! Mais diable, pourquoi donc ?

James se souvenait d’un de mes articles où je parlais de son premier volume : Gardiens, la prophétie des éléments I. J’avais apprécié la découverte de cet auteur et je comptais lire la suite, donc ça tombait bien ! En plus, savoir que son avis compte a quelque chose de touchant et j’ai donné mon accord avec plaisir. Seulement voilà, une fois qu’on s’est engagé à partager son ressenti sur un roman, des doutes surgissent : «  et si je n’aime pas ? Je fais quoi ? »

tumblr_inline_n8gu0ye4Co1r36dy7Je rappelle que je ne suis pas une chroniqueuse pro, juste une lectrice avide d’évasion. Je me suis toujours dit que je ne démonterais pas sur internet un livre qui ne m’aurait pas plu. Donc, en résumé, si je parle de La Prêtresse lunaire, ça veut dire que je me suis bien amusée ! Allez c’est parti, entrons dans le vif du sujet !

la-pretresse-lunaire-la-prophetie-des-elements-ii-james-tollumL’histoire :

Éthan et ses compagnons sont parvenus à Endraïle, mais il s’avère que le jeune Ythérien n’est pas l’un des Gardiens… Le Haut Conseil le soupçonne en outre d’être une arme utilisée par les Sorciers pour éliminer les enfants de la prophétie. Entre deux maux, les Sages décident tout de même de l’autoriser à rester au Palais des Mages afin de le surveiller. Ce jeune homme intrigue particulièrement le Haut Sage Allarus et l’énigmatique Mage elfique. À mesure que Hala et les trois autres Gardiens apprennent à se connaître et qu’Irina se démène pour préserver la ville d’Antalia des assauts des soudards, Éthan recherche des informations le concernant : qui est-il ? Mais, voilà que l’un des Gardiens est la cible d’un attentat. Tous les yeux se tournent alors vers le jeune homme qui ne cesse de clamer son innocence. Qui pourra alors apporter la lumière sur ces mystères et aider nos héros ? Où les mèneront les prophéties ? Rejoignez Éthan et ses amis pour découvrir les différents peuples des Terres d’Avalyn : Elfes, Acarans, Ictars, Finaï, Dragons, Rockshriim, Nâgas, Drows… et la Prêtresse lunaire.

Mon avis :

Après un prologue qui ne m’a pas vraiment emballée (j’ai du mal avec les prologues et très logiquement, j’en ai mis un dans le mien, faut le faire ^^), je suis rentrée à fond dans l’histoire. On retrouve Éthan en position délicate au Palais des mages, en proie au doute sur sa vraie nature. Un mage elfe va lui apprendre à repousser les limites de son pouvoir et l’envoyer en quête de ses origines. Loin de là, Irina, la vieille Mère Suprême, doit gérer la guerre qui menace et les complots au sein de son Ordre. Je dois dire que c’est mon personnage préféré depuis le début. D’abord vieille femme acariâtre à l’esprit fermé, elle évolue pour devenir une dirigeante plus éclairée. Et là, elle a vraiment beaucoup de boulot, la pauvre.

Avec « la prophétie des éléments », on est vraiment dans de la Fantasy pure et dure, avec son lot de créatures fantastiques, de peuples merveilleux, et bien sûr, son cortège de méchants ! De leur côté, ils accueillent un nouveau venu non moins psycho que le délicieux Arkan. Il s’agit d’un vieil ami de Trisha, la malheureuse sorcière désormais sous le joug du rival de son amant décédé. Je suis toujours assez mitigée par rapport à Arkan, que je trouve trop « brute épaisse sadique ».

L’auteur nous embarque avec fougue dans des intrigues, des combats, une jolie romance (pas celle que j’imaginais, d’ailleurs ! ^^) et bien sûr, la mystérieuse Prêtresse lunaire. Sans compter une révélation pour Éthan qui va devoir gérer une vérité inattendue sur lui. J’ai été emballée par certains aspects du roman, notamment la caractérisation de personnages comme Irina, Malak et Prisca. Sur le fond, c’est une très belle aventure. Sur la forme, de petits détails sont parfois venus me sortir de ma lecture, comme d’étranges anachronismes sur la génétique et des expressions récurrentes telles que « fusiller du regard » qui, dans un monde où je n’ai vu personne manier le fusil, m’ont semblé hors de propos. Ceci étant dit, j’attends la suite des aventures d’Éthan, Mira et leurs compagnons et je les lirai avec enthousiasme !

Sur ce, si vous ne savez pas quoi faire par ce dimanche gris et froid, j’espère vous avoir donné une idée! ;)

Chronique du dimanche : Gardiens – La prophétie des éléments, James Tollum

Cette semaine, j’ai lu Gardiens – la prophétie des éléments de James Tollum. Voici mon avis sur cette lecture:

Le résumé :

Sur un monde, que se partagent deux continents radicalement opposés et séparés par un immense abyme le combat entre les Mages et les Sorciers va chambouler l’ordre établi depuis dix mille ans.

Sur les Terres d’Antyras – pays matriarcal – la magie n’existe pas. Les humains y vivent docilement sous l’égide du Grand Temple et de ses représentantes omniprésentes : les Mères. Ces dernières, responsables entre autre, de l’éducation du peuple, se gardent bien d’évoquer les Terres d’Avalyn et la Magie. Pour les Antyriens, rien n’existe au-delà de l’abyme.

En revanche, sur les Terres d’Avalyn la vie y est tout autre. Un patchwork de peuples aux mœurs et aux caractéristiques très diverses se partagent les terres : Mages, Sorciers, Elfes, Dragons, Gobelins, Finaï, Acarans, Nâgas… Sur les Terres d’Antyras vit Éthan, seize ans. Il coule des jours heureux, entouré de ses parents au sein d’Ythéria, petit village isolé à la périphérie du monde. Ses principaux soucis résident essentiellement à approcher la jeune et belle Mira et d’arriver chaque matin à l’heure pour La Parole : l’enseignement religieux promulgué par la Mère Armania.

Mais le destin en a décidé autrement, lorsque dix-huit ans plus tôt, une ancienne prophétie, protégé par un puissant sort, resurgit sur les Terres d’Avalyn. Commence alors une course effrénée principalement entre les Mages et les Sorciers afin de retrouver les Gardiens des éléments : seuls êtres capables d’empêcher la fin du monde. Un fabuleux voyage, plein de rebondissement, de joie, de rencontre mais également de souffrance attend Éthan, Mira et leurs compagnons de voyage…

Gardiens

Gardiens

D’abord, c’est la couverture qui m’a attirée vers ce roman. L’homme en armure sur le trône me rappelait de vieux souvenirs de mon armée d’elfes noirs à Warhammer Battle – oui, je sais c’est un critère de sélection étrange…

On tient là un roman basé sur un schéma Héroic-Fantasy classique et assumé, d’ailleurs : un jeune homme au cœur d’une prophétie, un mage expérimenté qui va lui servir de mentor, et une faction de méchants chargés d’éliminer tous les jeunes qui pourraient s’avérer être l’élu. Ajoutez à cela un ordre de bonnes sœurs légèrement dérangées, et le héros, Éthan, se retrouve bien dans la panade.

On rentre vite dans l’histoire grâce à l’écriture fluide de James Tollum. Perso, je ne trouve pas grand-chose à lui reprocher, si ce n’est l’usage étonnant et fréquent d’expressions comme « OK » qui me semblent un peu inappropriées au contexte du récit. C’est un détail, mais cela m’a un peu sortie de ma lecture.

Sur le fond, les gentils sont gentils ( d’ailleurs, j’espère que Éthan va se déniaiser un peu dans la suite ! Nan mais allez, Mira n’attend que ça, là !  :-) ) et Arkan, le méchant principal est particulièrement détestable et dangereux. D’ailleurs, si j’étais dans son armée, je me syndiquerais, parce que bon, faut pas déconner, les sévices sur les troupes, ça a un impact néfaste sur la productivité et le bien-être au boulot, sans parler de la loyauté ! Je trouve qu’il gagne en épaisseur vers la fin, à l’arrivée d’un nouveau personnage (je n’en dirai pas plus…)

Le personnage que je trouve le plus fouillé, c’est Irina, la Mère Suprême. Psychorigide, prétentieuse, obtuse et menteuse, c’est sans doute elle qui évolue le plus dans l’histoire. Je l’aime bien, cette vieille bique ! Elle va bien avec Rambi le briseur de cœurs !

En bref, j’ai passé un bon moment à lire ce roman, même si je tiens à souligner que des coquilles étonnantes se promènent tout le long du récit, la plus drôle se trouvant à la dernière page : « Une mage au sourire enjoliveur », on peut dire que c’est un sourire sur les chapeaux de roues ! Là, y a un correcteur qui n’a pas joué son rôle  :lol: . Mais sinon, je trouve que c’est un bon premier roman dont je lirai la suite avec plaisir.