Chronique: Apophian, la prophétie des éléments III par James Tollum

Une petite chronique sans prétention en ce dimanche ensoleillé, celle du troisième et dernier volet de la Prophétie des éléments.

Les couvertures des romans de James Tollum claquent, c'est indéniable! :-)

Les couvertures des romans de James Tollum claquent, c’est indéniable! :-)

Le résumé :

Suite aux révélations faites par la Sorcière Trisha, Éthan se retrouve perdu et assailli de doutes. Lui qui a tant cherché à connaître ses origines et la vérité concernant ses parents, regrette à présent d’avoir entamé cette quête.
Ses amis arriveront-ils à l’aider à s’accepter ? Malheureusement le temps presse, car les scellés qui retiennent le Démon vont bientôt céder. Les Gardiens devront alors être réunis pour vaincre Apophian et sauver les Deux Terres ou périr en condamnant tous les peuples.
Mais reste une énigme épineuse : qui est le faux Gardien.
Éthan doit rapidement retrouver Irina pour qu’elle lui indique où se trouve la stèle des dieux. Selon Trisha, cet artefact peut assister le jeune Ythérien à découvrir sa source, et, par la même occasion, à identifier l’imposteur.

Pendant ce temps, à l’autre bout des Terres d’Antyras, Irina et les survivants d’Antalia ont trouvé refuge à Karagandha, la cité des Rockshriim. Mais l’entente avec le roi Rodrack ne s’avère pas évidente, tout oppose les deux dirigeants.

À qui appartient cette voix qui torture sans cesse le pauvre Malak, anéanti par la mort de sa bien-aimée, en lui susurrant des mots utopiques et en lui promettant de ramener à la vie la douce Prisca.

L’heure approche et, dans chaque camp, les forces se regroupent en vue de l’affrontement final, dont le dénouement n’est nullement écrit dans … La prophétie des éléments.

Mon avis:

Pour tout dire, en général, je déteste arriver au bout d’une histoire. C’est vraiment dur pour moi de quitter un univers et des personnages. Là, pour le coup, j’ai abordé ce dernier tome avec le même sentiment et j’ai mis du temps à terminer ce roman. Ceci dit, James Tollum a réussi à clore son histoire avec un certain panache, en laissant même une porte entrouverte sur une éventuelle suite.

J’ai retrouvé l’écriture caractéristique de l’auteur, simple et efficace et ses héros à la personnalité travaillée. James Tollum sait maintenir la tension au fil des pages et malmener ses personnages! Certains d’entre eux sont amenés à faire des choix difficiles, voire cruels, personne n’est tout blanc ou tout noir. Là dessus, rien à redire.

Ce qui m’a un peu perturbée, c’est le rythme du roman. Les événements s’enchaînent, beaucoup de personnages interviennent et parfois, j’ai trouvé des passages très longs alors que d’autres auraient mérité d’être un peu plus développés. Le rôle des Gardiens, notamment, aurait gagné à être plus important ( à mon sens) pour ne pas donner l’impression de servir de faire-valoir à Ethan. Arkan (le sorcier salopard) a lui aussi tendance a s’effacer complètement dans ce dernier volet, se faisant voler la vedette par quelqu’un d’assez inattendu! Par contre, l’évolution de Mira est très bien amenée, chapeau!

En conclusion, si vous aimez la pure fantasy, les batailles épiques du bien contre le mal, les personnages hauts en couleurs, vous pouvez y aller: la prophétie des éléments ne vous décevra pas! ;-)

C’est l’été, mais pas encore les vacances!

Comme dirait le lapin blanc:

Je suis en retard!

Lapin blanc

On est déjà en juillet et je n’ai rien publié depuis mon retour des Imaginales, la faute à la flemme au boulot, bien évidemment, et à la chaleur. Là, je suis déjà en train de me liquéfier devant mon portable!

Je ne suis pas restée sans rien faire en juin.

Après avoir envoyé mes manuscrits, j’ai rédigé un plan du tome 2 (oui, un vrai plan avec des scènes détaillées et tout…) et je me suis préparée mentalement à la reprise de l’écriture en juillet.

Avoir un plan c'est important!

Avoir un plan c’est important!

J’ai aussi lu pas mal de bouquins repérés lors du festival d’Épinal et franchement, il y avait du très très bon!

Pour me motiver, je me suis inscrite au Camp NaNoWriMo, qui a débuté depuis le 1er juillet. Le principe est un peu différent du vrai NaNoWriMo de novembre, dans le sens où j’ai pu choisir mon objectif de mots, alors qu’habituellement, on part sur 50000 cash. Je me suis fixée un seuil de 10000 mots pour juillet, parce que je travaille encore ce mois-ci et cela me fera un bon échauffement pour août. Dans l’idéal, j’aimerais terminer le premier jet du tome 2 fin août (doux rêve!) pour pouvoir préparer le tome 3 tranquillement en vue de novembre. Mais pour ça, il va falloir cravacher!

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L’avantage aussi du camp NaNo, c’est la cabine que l’on partage avec d’autres participants. Il s’agit un tchat, on peut échanger en direct, procrastiner, partager sa progression et ses difficultés.

État des lieux:

J’ai déjà pu ajouter 2 scènes à mon roman, une concernant Cordo et l’autre Nessato. Je reste sur cette dernière pour ma prochaine scène: elle va retrouver d’anciennes connaissances qu’elle aurait préféré oublier… Une fois arrivée à destination, il faudra que je fasse sortir Alaia de la situation périlleuse dans laquelle je l’ai abandonnée. Ce tome 2 bouge vite, bien plus vite que le premier, c’est une façon d’écrire différente, mais amusante! Il y aura beaucoup de scènes d’action, cela va m’obliger à sortir de ma zone de confort et c’est très excitant!

Sur ce, on y retourne!

 

 

 

 

Bilan 2014 et Bonnes résolu… euh perspectives pour 2015 !

Bonjour à tous,

J’espère que vous avez passé un joyeux Noël (pour ceux qui le fêtent, bien sûr) et que vous vous en remettez. S’il y a un moment dans l’année que je déteste, c’est bien l’Après-Noël, avec le cortège de fatigue et d’estomac douloureux. Mais cette fois, je dois dire que j’ai évité la catastrophe. Je me suis montrée raisonnable et n’aurai donc pas à pleurer le 1er janvier en montant sur la balance… (Ah mais au fait, je n’ai plus de balance !) Première satisfaction pour 2015 ! ;-)

Et d'une!

Et d’une!

Il y a tout de même une étape que je ne peux esquiver, c’est celle du bilan de fin d’année. Ou comment résumer 365 jours en quelques grandes lignes. Non que ma vie, mon œuvre, intéresse tant de monde que ça, mais tirer quelques enseignements de l’année qui se termine me semble être une bonne idée. Je vais utiliser la méthode positive, en amorce à la tendance que j’aimerais donner à 2015. Alors, que puis-je épingler au tableau de mes victoires pour 2014 ?

  • J’ai terminé le premier volume du Cycle du dieu noir (650 pages de bonheur à écrire, et j’espère à lire !)
  • J’ai bien entamé sa suite directe grâce au NaNoWriMo
  • J’ai découvert CoCyclics et mon regard sur mon écriture s’est considérablement modifié.
  • J’ai même eu le temps de lire quelques romans très sympa grâce à mon père que je nomme officiellement dealer de bons titres de Fantasy. (Oui, mon père est un rat de bibliothèque qui a lu mille fois plus de romans que moi, j’ai bien honte !)

Ce que je voudrais changer en 2015 :

  • Réduire le temps que je perds devant les réseaux sociaux (Que voulez-vous, j’adore vous lire, même quand vous n’avez rien à dire) et le garder pour les sites qui m’intéressent vraiment.
  • Écrire de façon plus régulière, pas forcément beaucoup, mais plus souvent. J’ai d’ailleurs lu un petit livre très sympa de Rachel Aaron : « 2k to 10k : Writing Faster, Writing Better, and Writing More of What You Love » qui m’a donné pas mal de pistes à suivre pour être plus efficace durant les phases d’écriture. Merci à Lily snowcrash pour la référence. Je sais, il est en anglais, mais je vous assure qu’il est très facile à comprendre. En gros, l’auteur raconte ses doutes face à son métier d’écrivain et la façon dont elle a amélioré le « rendement » de ses sessions d’écriture de 2000 mots à près de 10 000 mots par jour. Tout ne s’applique pas à tout le monde, mais elle distille de précieux conseils quant à la construction d’un plan, la préparation avant la rédaction, tout ce qui peut faciliter le premier jet. Si j’ai le courage, je vous en ferai un résumé (enfin si vous voulez !)
Avoir un plan c'est important!

Avoir un plan c’est important!

  • Envoyer mon tome 1 à des éditeurs.
  • Arrêter de douter de moi, de ce que j’écris, de me déprécier par rapport aux autres, mais ça, je crois que c’est un long combat !
  • Faire une béta lecture par mois pour mes copines de la mare. (Pas plus parce que je dois garder du temps pour moi, mais aussi pour béta lire en OFF un roman très prometteur et que ça va sans doute demander un investissement sérieux et régulier de ma part.)
  • Acquérir le réflexe « prise de notes » quand une idée germe, d’où la présence constante à mes côtés de mon Filofax.
  • Dessiner davantage, même si je trouve ça nul, même si je ne me trouve pas douée.

Et tout cela bien sûr, sans oublier mes amis que je voudrais voir plus souvent, le ciné, le vélo avec mon cher et tendre… Oui, on dirait bien une liste de bonnes résolutions tout ça !

Et vous, des projets pour rendre 2015 excitante et enrichissante ? En attendant vos commentaires ou ressentis, je vous souhaite d’excellentes fêtes de fin d’année sous le signe de l’amitié et du partage !

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Bientôt le nano!

Bonsoir à tous !

Voilà un moment que je n’ai pas donné de nouvelles, mais c’est pour la bonne cause : corrections, préparation de syno, lecture pour les copines de Cocyclics, je ne manque pas de boulot, ces temps-ci !

Le NaNoWriMo se rapproche dangereusement. J’ai fait mon inscription et préparé le contenu de mon roman. Niveau idée, rien de compliqué : je continue sur ma lancée et poursuis l’écriture du Cycle du dieu noir. Alaia a du souci à se faire, mais ses ennemis aussi !

Le premier tome se voulait axé sur l’apprentissage d’Alaia au métier de houri (les enchanteresses affiliées à la déesse Astarté. Les filles du temple avaient la part belle dans cette histoire : beaucoup de complots, de l’érotisme, des soirées « Ferrero » chez des notables, bref, de l’intrigue urbaine ! À côté de ça, des héros vagabonds, des soldats égarés, des voleurs bannis, une relique perdue, de la violence. Tout un programme, non ? :)

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Le deuxième volet sera beaucoup plus tourné vers l’aventure, la découverte du Kemet et des Terres du Koush, ce qui pour une citadine comme Alaia ne sera pas de tout repos. Mais la petite voleuse de Busiris ne manque pas de ressources et bénéficiera de l’aide d’un allié de poids (non, je ne vous révélerai pas son nom ! ) pour trouver l’emplacement d’un ancien temple perdu. Certains personnages prendront de l’ampleur, notamment le seigneur Cordo, venu de Minos avec la ferme intention de retrouver le dieu noir. Le culte de Seth, lui aussi, sera plus actif dans cette partie. Plus de combats, je pense, plus de poursuites, et pourquoi pas aussi, de l’humour ! Vous voyez un peu l’ambiance?

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Bref, j’espère bien m’amuser lors de l’écriture de ce nouveau chapitre de l’histoire d’Alaia.

J’aimerais aussi trouver le courage de soumettre mon premier manuscrit à des maison d’éditions, que je sache si ce récit peut trouver preneur, si mon style peut plaire – même si sincèrement, j’écris d’abord pour m’amuser, je dois l’avouer ! :-)

Sur ce, j’y retourne, mes chapitres ne se mettront pas en place tout seuls ! Ou si, peut-être bien, en fait ! De toute façon, mes personnages n’en feront qu’à leur tête, comme toujours :-)

Challenge semaine 8

Allez, cette semaine, un extrait à propos de Cordo. Dur d’en trouver un qui ne spoile pas trop, du coup, commençons par le début ! Sa première scène le présente perdu au fin fond des contrées sauvages de l’est, au sortir d’une bataille menée pour un roi que Minos aimerait compter parmi ses alliés.

« Toute la matinée, un fracas assourdissant avait tonné sur la plaine. Le choc des armes entre elles, les hennissements des chevaux, le sifflement des flèches enflammées, mais surtout les hurlements des soldats sur le champ de bataille. À présent, seuls résonnaient les gémissements des blessés et le crépitement des braises. Cordo promena son regard tout autour de lui. Des corps jonchaient le sol boueux, le vent charriait de la cendre. Irkalla n’aurait pas renié cet endroit. On se serait cru au cœur des Enfers. L’homme s’accroupit et traça les contours d’un serpent dans la terre humide. À côté de lui, ce qu’il avait pris pour un cadavre montra des signes de vie. Un jeune Sarmate au visage peint de grossières marques noires le dévisageait, les yeux grands ouverts. Son plastron de cuir n’avait pas suffi à le protéger d’un javelot profondément fiché dans son bas-ventre. Il tremblait, le teint livide, la peau couverte d’une pellicule de sueur. Ou bien était-ce dû à la brume qui humidifiait l’air ?

— Torak heil… marmonna le guerrier sans quitter son ennemi du regard.

Cordo parcourait les contrées de l’Est depuis suffisamment longtemps pour comprendre le sens de ces mots. « Fils de l’enfer »… Un surnom plus qu’approprié, dont nombre de tribus sarmates faisaient usage depuis son arrivée sur leurs terres. Cela n’avait rien d’étonnant, songea l’homme. Les troupes de Minos ne pouvaient que terrifier ces peuplades sauvages et superstitieuses. Il se pencha sur le moribond, ôta son épais gant de cuir et posa la paume sur sa poitrine ensanglantée. Le sarmate voulut le repousser, mais ses bras n’en avaient plus la force.

— Laisse les ténèbres te soulager, fils. Tu t’es bien battu.

Des filaments de pouvoir s’échappèrent du corps pour disparaître dans la main du minoen. Le blessé se cambra, ses muscles se crispèrent, puis il retomba inanimé. Cordo lui ferma les paupières en savourant le contact revigorant du fluide vital qui parcourait ses veines. Il observa le serpent dessiné dans la boue. L’animal symbolisait la maîtresse des enfers. Au vu des centaines de cadavres éparpillés sur la plaine, cette dernière serait comblée.

— Mon offrande à ta gloire, Reine de la Grande Place.

Il se tourna en percevant des pas dans son dos. L’homme ne cherchait pas à être discret. Vêtu de la cuirasse minoenne en bronze noirci, lance et bouclier à la main, son visage disparaissait sous son heaume. Enjambant les corps, il rejoignit Cordo et s’inclina.

— Nous devons regagner Andronovo, seigneur. Le roi Atéas voudra entendre le récit de tes exploits. »

Où l’on découvre Andronovo et l’opinion du seigneur de Cythères sur le peuple scythe

« Atéas avait nommé sa glorieuse cité en l’honneur de son grand-père, Anderotes le Fier. Cordo lui accordait le mérite de lui arracher un sourire chaque fois qu’il posait les yeux sur ses contours grossiers. Perdue au milieu des steppes, la capitale scythe ressemblait surtout à une porcherie. Des murailles rudimentaires construites en terre séchée, des maisons en pierre au plafond remarquablement bas, cernées d’un assemblage hétéroclite de leurs fameuses yourtes en peaux de bêtes. Partout, chèvres au poil long, chevaux et bovidés se promenaient en liberté à l’intérieur de la ville. Une odeur de fumier flottait dans l’air, sans que les habitants en paraissent incommodés. Les soldats de Minos qui avaient osé frayer avec la gent féminine locale racontaient que les jouvencelles devaient sans doute utiliser de la bouse comme secret de beauté. Curieusement, les Scythes prenaient grand soin de leur aspect vestimentaire. Hommes et femmes portaient des tenues chatoyantes, faites de superposition d’étoffes bien coupées et chaudes. Cordo les observa se rassembler tels des bouquets de fleurs multicolores pour accueillir les combattants, dans un déferlement d’applaudissements et de cris de joie. Décidément, ces gens ne savaient que hurler ! Au moins se montraient-ils coopératifs, songea Cordo, autant en profiter. Les Scythes se dispersèrent parmi la foule — sans attendre les ordres, bien entendu — pour rejoindre leur famille. »

L’influence de Minos dans l’est devient de plus en plus forte. Le roi Atéas leur offre une position solide et Minos le chouchoute, lui offrant même une épouse minoenne pour sceller leur entente et mettre un peu du bon sang de Minos dans les veines du futur héritier! Cordo était chargé d’aider le roi à mater les tribus ennemies du roi, mais les avancées d’Atréis, le maître de l’Académie, vont le rappeler en Minos bien plus tôt que prévu…

Challenge semaine 7

Cette semaine, un passage qui montre l’envers du décor chez les Musaraignes. On y découvre Thémis et Nizul face aux préparatifs de leur projet qui, s’il fonctionne leur fera grimper pas mal d’échelons dans la Confrérie.

« — Je hais Phéos, j’aimerais lui faire rentrer son fiel au fond de la gorge, dit Thémis en accélérant le pas.
— Apparemment, c’est réciproque, répondit Nizul en souriant. Il n’a pas l’air de te tenir en haute estime.
Le jeune chef le foudroya du regard.
— Ce gros sac de lard passe son temps à nous rabaisser ! J’te jure, un jour, je lui règlerai son compte !
— C’est pas une bonne idée, Them’. Le lieutenant du Chat, vaut mieux pas le contrarier. En plus, t’as vu ses couteaux ? Jamais vu des lames aussi tranchantes !
— Ben, c’est pas le Boucher pour rien…
Son bras droit avait raison, et cela agaçait fortement Thémis. Devoir attendre, subir, sans rien dire, il en avait plus que marre ! Sa bonne humeur revint lorsque Nizul se prit les pieds dans une racine et s’affala par terre. La nuit était tombée depuis longtemps et le chemin pour regagner la ferme abandonnée était difficile à distinguer dans le noir.
— Tu vas te la prendre tous les soirs celle-là ! se moqua-t-il.
— Oh merde ! Thémis, faut vraiment qu’on change de planque. J’en ai marre de passer par là, on y voit rien !
Passablement énervé, Nizul se releva et essuya ses mains couvertes de terre. Thémis eut un sourire jusqu’aux oreilles.
— Ne t’inquiète pas, mon ami. Après ce qu’on va faire demain soir, notre vie va changer !
[…]
— J’espère que Baast sera avec nous, j’adorerais quitter cet endroit minable.
— Et moi donc ! Phéos sera obligé de ramper devant moi pour s’excuser après ça. Si ça se trouve, je prendrai sa place, à ce vieux bouc !
Depuis que Thémis connaissait le Boucher, celui-ci ne cessait de mettre en doute ses compétences. Il était toujours trop jeune, trop insouciant, trop… trop tout ! Il avait éclaté de rire quand Thémis avait annoncé son projet lors d’une soirée au Mulet, la maison de bière la plus infecte du port.
— Regardez-moi ce rat qui prétend jouer au chien de guerre ! avait-il lancé à la cantonade.
Tout le monde s’était gaussé, bien entendu. Thémis aurait voulu étrangler ce salaud.[…]« 

Et où l’on découvre que le sentimentalisme revêt bien des aspects :)

« — En cas de problème, reprit-il, on reste sur le point de repli qu’on a décidé.

— La grotte côtière ? D’accord. C’est un peu loin, mais ça me paraît sûr. J’y conduirai Merit demain dans la journée, si ça ne te gêne pas.

— Ma parole, tu y tiens à cette fille!

— Je l’aime bien, c’est un fait. Rien de plus… et puis, qui cuisinera si elle n’est plus là ?
Les sentiments du garçon pour la pétillante Merit n’étaient un secret pour personne. C’était la seule raison pour laquelle Thémis ne l’avait jamais touchée. Il connaissait Niz depuis si longtemps que ça aurait été comme trahir son frère. Dommage, d’ailleurs, car ce grand benêt restait platoniquement accroché à cette fille, qui en jouait avec talent. Ça avait le don de l’agacer ; il n’attachait que peu d’importance à ses camarades, mais curieusement, Nizul et lui étaient comme du même sang. Elle s’amusait avec lui, Thémis en était certain. Si au moins cette idiote avait été aussi efficace pour ramener du butin que pour accommoder le rat bouilli, cela aurait été plus utile…
— Je plaisante, Nizul. Si j’ai un ami dans ce bas monde, c’est toi. Fais comme tu veux.
— Tu ne veux pas que j’y emmène Alaia ?
Il lui jeta un coup d’œil en biais, guettant un signe de colère. Thémis avait tendance à s’emporter quand on abordait le sujet. Mais non, il resta étonnamment calme, secouant simplement la tête.
— J’ai besoin de ses talents. Elle est rapide et a des doigts en or. Ce serait dommage de m’en priver…
Il se tut soudain. Il pouvait presque humer le parfum de ses cheveux cuivrés dans l’air.
— Tu fais une drôle de tête, Them’. Depuis quelques temps, t’es pas dans ton état normal. Tu as un problème ?
— Non, rien… ça va. Je ne comprends pas ce qui m’arrive. Je n’ai jamais eu envie de posséder et de briser quelqu’un d’une manière aussi pressante… Je crois que je suis amoureux, Niz’ !
Son ami lui donna une claque amicale dans le dos en éclatant de rire.
— Amoureux hein ! T’as quand même une drôle de façon de lui montrer, tu sais ! »

Cette scène est le prélude à ce qui risque d’être un tournant dans la vie de nos « héros »! Dans le prochain extrait, on retrouvera Alaia en plein boulot, et si j’ai encore assez de place, un peu de Cordo! ;)

Etape 1 du challenge: se présenter

Titre du roman : La Houri, tome 1 du Cycle du Dieu Noir

Genre et/ou sous-genre : Fantasy – High Fantasy

A lire si vous aimez :
- Une histoire où les dieux se mêlent de la vie des mortels
- Les secrets d’alcôve
- Les amours contrariées

Vous n’y trouverez pas :
- d’elfes, ni de nains
- De concept de bien ou de mal clairement défini
- de personnage bien sous tout rapport :)

Public visé : adultes (oui, il y a des scènes explicites, certaines roses, d’autres noires, donc non ce n’est pas pour les enfants.)

Nombre de signes/mots prévus : je penche pour à peu près 200000 mots, mais ce n’est pas encore certain.

Résumé:
Ahriman, le « Dieu Noir » s’est éteint depuis des siècles, tué de la main de son propre frère, Seth, qui a revendiqué le trône et la main de la Reine des Cieux. Cette dernière, dans l’ombre, prépare patiemment sa vengeance contre celui qui l’a spoliée de son pouvoir et de son époux.
Sur la terre de Kemet, une orpheline élevée parmi une bande de voleurs croise une nuit le chemin d’un guerrier inconnu. Il transporte avec lui une gemme mystérieuse, dont l’appel attire étrangement la fillette. Si Alaia est loin de mesurer le pouvoir qui vient de la frôler, d’autres, en revanche tentent de comprendre d’où viennent les bouleversements qui ébranlent le monde des mortels. Des factions puissantes vont rejoindre la toile tissée par la puissante et retorse Astarté, qui rêve de retrouver sa grandeur perdue.

L’idée est de faire de ce premier volume un roman « choral » où les pièces de l’intrigue se mettent en place, où l’on va découvrir des protagonistes de tous horizons, et les raisons qui vont les amener à se rencontrer, à s’aider ou à s’affronter autour d’un même objectif. C’est à la fois assez intéressant à écrire, parce que cela me force à ciseler les motivations de chaque personnage, mais aussi super difficile, parce que forcément, il y en a que je préfère déjà à d’autres, donc je dois me motiver pour les rendre tous aussi plaisants à découvrir!

Je compte sur ce challenge pour me motiver à terminer ce fichu premier jet qui me hante depuis des mois! Merci d’avance pour votre soutien! :)

Les personnages principaux :

Alaia : orpheline, voleuse, on la découvre enfant et elle grandit au fil du roman. Son surnom dans la bande est « petite souris », pour son aisance à se faufiler partout, ses gestes habiles, et son caractère réservé. Elle semble assez fragile de prime abord, mais va se renforcer au fil des épreuves.
Charid : Membre de la bande, Charid a un côté protecteur vis à vis d’Alaia, que ses sentiments pour elle vont encore renforcer. C’est le costaud du groupe, mais il manque de retenue et va récolter de gros ennuis pour ça.
Thémis : chef de la bande des Musaraignes, c’est un jeune homme au tempérament brutal, mais dépourvu d’honneur, qui n’hésite pas à frapper dur et fort pour obtenir ce qu’il veut. Il craint Charid car c’est le seul parmi les jeunes à oser lui tenir tête.

La liste est encore incomplète, je la préciserai cette semaine, je n’ai pas encore déterminé si je vous les présente tous ici, ou progressivement, au fil des extraits. En fait, je n’ai pas encore bien décidé comment j’allais conduire ce fil. On se lance, on se lance, et pis après, ben… c’est un peu l’inconnu :ronge:

Et ici, la carte provisoire du monde, réalisée de main de maître par l’artiste de mon :heart: !! Ça vous donnera une idée des promenades touristiques intéressantes à faire sur les côtes de la Grande Verte :)