Mon expérience du « speed dating » des Imaginales 2015

Bonjour à tous,

J’espère que votre week-end fut bon ! Le mien fut on ne peut plus riche en émotions, notamment le vendredi 29 mai, date du très attendu « speed dating » des Imaginales. 10 éditeurs présents à Épinal pour rencontrer des auteurs aspirants à publier leur premier roman. Rien que ça !

Pourquoi m’y suis-je inscrite ? (Préparez-vous un café, ça va être long !)

En 2013, j’ai commencé la rédaction de mon premier roman, une histoire très « Dark Fantasy » inspirée d’une campagne de jeu de rôles jouée quelques années auparavant et menée de main de maître par mon cher et tendre. Rendons à César ce qui appartient à César, il m’a grandement aidée à bâtir l’univers et c’est mon plus grand soutien depuis le début de cette aventure qui commença – je le rappelle – par un burn-out. (Rassurez-vous, on va un peu rire quand même dans ce compte-rendu ^^)

J’avais pas mal de temps devant moi et l’envie de bouffer le monde entier. Plutôt que de dormir toute la journée (et accessoirement de consulter un psy), j’ai décidé de m’accorder le temps de faire ce que je n’avais jamais osé faire : écrire !

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Ainsi naquit Le Cycle du Dieu Noir !

(On entend le tonnerre et les éclairs derrière moi ?)

J’avais envie de rester dans mes sujets de prédilection, la mythologie et les légendes issues de la Grèce et de l’Égypte, du coup, cette campagne est revenue sur le tapis. D’anciens dieux, cruels et mesquins, des humains ambitieux et avides de pouvoir, des convoitises et de la luxure ! What else ?

En premier lieu, j’ai réfléchi à ce que je voulais comme personnage principal. Je savais que je voulais un personnage principal féminin, je savais qu’elle allait en prendre plein la tête (j’avais pas mal de choses à régler), mais je ne voulais pas qu’elle devienne pour autant une brute ou un être rongé par la haine.

Je savais aussi que le contenu risquait de ne pas être adapté à tous les publics, même si de nos jours, les plus jeunes en connaissent un rayon question violence et érotisme. En ce qui me concerne, j’ai dévoré des romans qui ne m’étaient pas forcément destinés quand j’étais ado. Un de mes souvenirs les plus marquants reste La Révolte des Nonnes, de Régine Deforges, un récit mêlant sauvagerie, sensualité et religion avec maestria.

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J’aurais adoré qu’elle écrive de la fantasy ! (Elle n’en était pas loin dans ce roman, ceci dit.) Du coup, si une plume m’a inspiré l’envie de me lancer, c’est bien elle !

J’ai commencé la rédaction et j’ai bien galéré. Je n’avais jamais vraiment réfléchi à la façon dont on concevait un roman, j’y suis allée à l’arrache, ai repris des pages et des pages, réécrit des scènes, avant de me poser et de me dire : « Et si tu faisais un ***** de plan ? » C’est à ce moment-là que j’ai cherché des conseils sur le net, lu les expériences d’autres auteurs, commencé à partager sur Ipagination, avant de rejoindre CoCyclics pour travailler mes textes en profondeur.

C’est sur le forum que j’ai entendu parler du speed dating. Au début, je me suis dit que mon texte n’était pas prêt, que je n’étais pas prête à soumettre mon roman. Et puis au début 2015, quand j’ai ouvert mon challenge pour écrire la suite de l’histoire, j’avais un roman fini et corrigé, qui n’attendait plus que l’avis de pros pour s’épanouir. Pourquoi hésiter ?

Et donc, c’est parti !

L’organisation du speed dating nous a demandé de préparer un manuscrit papier et nous a fourni la veille la liste des éditeurs présents en nous demandant d’en choisir 4 sur les 10. Nous n’étions pas sûrs de pouvoir tous les rencontrer.

Après un réveil à près de 5h pour prendre le train, je suis partie vendredi 29 mai, accompagnée de mon éternel chevalier protecteur et soutien fidèle, en direction du festival Les Imaginales. Pour être honnête, j’avais plus que la boule au ventre en y allant. Non que je n’aie pas confiance en mes écrits, mais soudain, j’avais l’impression que tout irait de travers, que mon texte n’était pas prêt et que j’étais incapable de le vendre ! (L’expérience m’aura prouvé que je n’avais pas tout à fait tort :oops: )

J’ai passé le trajet à travailler un pitch et à le mémoriser, sachant que de toute façon, j’allais l’oublier une fois devant les éditeurs (Là aussi, j’ai vu juste !). En arrivant sur les lieux, j’ai essayé de passer une journée aussi cool que possible et je remercie mes copines grenouilles de m’avoir soutenue et encouragée avant l’échéance. Certaines avaient organisé une séance de pitch avant le repas de midi, mais j’ai préféré penser à autre chose pour ne pas stresser davantage.

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À 17h30, je me suis retrouvée devant l’accueil, cernée par des candidats qui s’observaient plus ou moins timidement, discutaient de leurs projets en essayant de rester zen. Et puis, enfin, on nous a conduits sur le lieu top secret du speed dating, un sympathique restau du centre.

Installés dans une minuscule pièce (franchement, c’était petit pour tout ce monde, on était 25 ou 26, il me semble), nous avons reçu les conseils de Silène Edgar et Élise Dattin, puis la visite de Nadia Coste, qui nous a raconté sa propre expérience du speed dating. Leurs conseils et leur humour à toutes ont bien détendu l’atmosphère. Pendant ce temps, les premiers candidats sont montés à l’échafaud l’étage.

Soudain, on m’a appelée. J’ai inspiré très fort, pris mon manuscrit et suis montée à mon tour. Bon, par politesse, je ne nommerai pas les maisons d’éditions qui m’ont accordé du temps, ne sachant pas si les personnes ont envie d’être citées ici.

Pour mon premier entretien, je rencontre une jeune femme charmante travaillant pour une maison que j’adore, en plus ! Elle me met tout de suite à l’aise, je lui présente mon roman (bien sûr, rien à voir avec mon pitch soigneusement préparé) et elle semble enthousiaste : le genre lui parle, l’ambiance aussi. On parle du nombre de tomes, de mes avancées, elle me demande si mon roman a été lu, corrigé. Au final, elle me donne sa carte et me précise que quand j’aurai envoyé le texte, je peux la prévenir en lui rappelant les mots-clés Astarté et dark fantasy, dont elle risque de se souvenir ! Plutôt sympa comme entretien !

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Je n’ai pas longtemps à attendre avant de rencontrer le deuxième éditeur, un monsieur, cette fois. Je me sens un peu moins à l’aise parce qu’une fois que je lui ai présenté le projet, il pose très peu de questions sur l’histoire ou les persos, plutôt sur le nombre de sec (signes espaces comprises), le nombre de tomes prévus et demande si j’ai un synopsis sur moi, car ils fonctionnent avant tout sur syno et sur l’envoi des 50 premières pages. Comme je n’ai que le manuscrit (misère !), il le parcourt un petit moment et constate que ça semble « dynamique » et apprécie qu’il y ait pas mal de dialogues. Là je respire mieux. Pas de carte, mais il me conseille d’envoyer le syno et les 50 premières pages sur le site. Ok, pas de souci ! Entretien bref, mais direct ! :-)

Dans la salle, on nous indique que l’un des éditeurs que j’ai choisi est parti plus tôt. Il m’en reste donc un, mais pas des moindres ! Je remonte, un peu paniquée et fatiguée. Nouvelle présentation de l’histoire où l’on parle découpage. Il veut savoir pourquoi je tiens à écrire plus de 3 tomes. Je lui explique la raison (J’ai plein d’artefacts à chercher, donc un tome par artefact, quoi !) et il me conseille vivement de me limiter à 3, au vu du contexte actuel. J’entends, je dirais même que je comprends tout à fait, même si une partie de moi me souffle que mon plan est dans la panade ^^. Pour lui, il faut que je me concentre bien sur ce qui sert l’histoire pour rester dans une trilogie, format rassurant pour tout le monde.

Ensuite, on parle du personnage principal et je lui explique qu’elle a pas mal souffert dans le premier tome. Là, son visage s’éclaire et il approuve totalement. Selon lui, il est essentiel que le personnage principal en « prenne plein la gueule » ! Je ne peux retenir mon sourire, oui, parce que je suis une auteure sadique au fond et que je viens d’obtenir l’adhésion d’un éditeur à ce principe !

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En dernier lieu, il demande à voir le manuscrit (ouf, pas de syno pour lui !) et commence à lire la première page. Je me liquéfie en imaginant ce qu’il peut bien en penser. Enfin il relève la tête et me dit : « C’est bon, vous pouvez nous l’envoyer. » Je me retiens de pousser un soupir de soulagement.

J’aurais pu rester et rencontrer d’autres éditeurs, je sais que certains ont eu la chance d’en rencontrer 5, mais sincèrement après ça, je n’en pouvais plus et j’avais laissé mon chevalier tout seul sur le festival pendant 2h30 sans qu’il sache où j’étais (L’accueil n’a jamais voulu lui dire, d’ailleurs :-? ).

Je ne sais pas ce qu’il adviendra après ça. Mon manuscrit plaira-t-il ? Sera-t-il lu ? Je l’ignore. Tout ce que je sais, c’est que j’ai vécu une expérience incroyable et rencontré des pros incroyablement disponibles et passionnés qui nous ont reçus avec beaucoup d’égards. Si vous hésitez à participer, j’espère que cet article vous aura convaincu de tenter votre chance l’année prochaine.

Sur ce, je vais aller bosser mon synopsis :lol: .

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Dans la série Chibi, je demande…

Taleb, le capitaine de la Medjaï et sa délicieuse compagne, la courtisane Nessato!

Je ne suis pas fâchée de vous les présenter, ceux-là. Nessato m’a donné du fil à retordre, enfin surtout Photoshop, qui m’a cramé mon premier essai lors d’une sauvegarde. Après avoir respiré pour ne pas jeter mon PC par la fenêtre, ( 5h de boulot fioutus, tout de même!) j’ai recommencé à zéro ce matin et tout s’est bien passé. Du coup cet après-midi, j’ai réalisé Taleb pour tenir compagnie à la tutrice d’Alaia!

Ta da!

Chibi-Nessato-TalebAlors, ils vous plaisent, mes amoureux?

Les Imaginales et moi

Bonsoir tout le monde,

un coucou rapide pour vous annoncer que je viens de recevoir une réponse positive de l’équipe du speed dating des Imaginales ( le salon de l’imaginaire d’Épinal qui aura lieu du 28 au 31 mai 2015) et donc, que j’aurai l’occasion de présenter mon roman, Le cycle du dieu noir a des éditeurs qui ont la gentillesse de se prêter au jeu le 29 mai.

Ouaip, moi aussi j'ai mis du temps à le croire :)

Ouaip, moi aussi j’ai mis du temps à le croire :)

Je ne sais absolument pas à quoi m’attendre, ni comment cela sera organisé, ni quels éditeurs seront présents. Quand j’en saurai plus, je vous raconterai, promis!

D’ici là, je vous offre un chat qui danse pour vous montrer ma joie!

Chat qui danse

 

En ce moment, j’écris pas…

… mais qu’est ce que je dessine! Autant vous en faire profiter, n’est-ce pas?

Deuxième série de « chibis » pour illustrer mes personnages. Aujourd’hui, c’est Aenar qui s’y colle et il n’est pas seul: Kori, une jeune femme koushite l’accompagne.

Kori, c’est un peu la femme des rêves de notre nordique, sauf qu’aucun des deux ne comprend un seul mot de ce que l’autre raconte. C’est la foire aux gestes des deux côtés, ce qui est assez drôle à écrire, mais plutôt difficile au final!

Fond-Chibi-AenarJe suis particulièrement fière de Kori, j’ai adoré la dessiner et la travailler ensuite avec Photoshop. Chaque chibi m’apprend une astuce nouvelle sous cet outil, c’est plaisant de se voir progresser!

Et une illu, une!

Bonjour tout le monde!

Quand la muse est aux abonnés absents, je fais de mon mieux pour rester créative. Je vous ai déjà dit que je commençais à manipuler Photoshop, il me semble. J’avais envie de poursuivre l’apprentissage avec un exercice rigolo et toujours en rapport avec mon roman. Donc, aujourd’hui samedi, c’est Chibi!

Bon en vrai j’y travaille depuis lundi dernier, j’y ai mis le temps, c’est loin d’être parfait, mais je suis contente du résultat.

J’ai dessiné mon petit duo préféré du tome 1, Alaia et son copain Charid. J’adore le côté toon très kawaï des chibis, je suis complètement fan de ce style! J’espère que ça vous plaira!

Ils sont pas mignons, tous les deux? :-)

Ils sont pas mignons, tous les deux? :-)

J’ai carrément envie d’en dessiner d’autres, maintenant!

La musique adoucit les sessions d’écriture – 2

Bonjour à tous !

J’espère que la semaine commence bien pour vous ! En tous cas, chez moi, elle commence sous un soleil timide, mais qui nous change de la pluie qui n’a pas cessé depuis le 8 mai…

Comme nous sommes lundi, je voudrais vous parler de musique ; plus particulièrement des morceaux qui m’inspirent quand j’écris.

Il ne s’agit pas de rédiger des chroniques musicales, entendons-nous bien ! Juste de partager des thèmes qui peuvent éventuellement vous inspirer quand vous écrivez. J’avais déjà commencé avec Ryuichi Sakamoto, aujourd’hui je continue avec une bande originale, celle du film Only Lovers Left Alive, que je peux écouter en boucle sans me lasser.

urlOutre le fait que j’ai vraiment apprécié ce film (qui aborde un thème pourtant assez casse-gueule en ce moment, celui des vampires), sa musique lui confère un charme tout particulier.

Interprétée par Sqürl, le groupe de Jim Jarmush, accompagné par Jozef Van Wissem, cette bande originale mélange les sons modernes des guitares électriques et ceux, plus classiques, du luth.

Certains morceaux ont un son très « oriental », idéal pour moi et mon cadre « Égypte antique fantasy ». On y trouve aussi le très joli Hal, de Yasmine Hamdan, chanteuse libanaise à la voix d’or.

L’ensemble de l’album est assez calme, envoûtant, du coup on s’abime facilement dans l’écriture sans être envahi par la musique (du moins c’est mon ressenti).

Du coup, au-delà de la BO, j’ai cherché quelques échantillons du travail de Jozef Van Wissem (Il avait déjà travaillé avec Jarmush pour « Concerning the Entrance into Eternity » en 2012 et « The Mystery of Heaven » en 2013) et je ne peux dire qu’une chose, il est très très talentueux ! Sa musique sort de l’ordinaire et m’embarque immédiatement en voyage.

Allez, un dernier pour la route?

Perso, je suis sous le charme, j’adore leur travail! Et vous, des coups de cœur musicaux à partager? N’hésitez pas, je suis toujours à la recherche d’inspiration!