Chronique: Le Talisman de Nergal, Hervé Gagnon

Bonjour tout le monde,

Je n’avais pas réalisé que cela faisait déjà si longtemps que je vous avais laissés sans nouvelles. Toutes mes excuses ! Le mois de janvier était déjà chargé, mais février ne me laisse pas plus de répit. Ceci dit, j’ai au moins le temps de lire un peu et de vider ma PAL petit à petit. Et ça, c’est bien !

Depuis le début de l’année, j’ai découvert une série de 6 romans très chouettes écrits par Hervé Gagnon, Le Talisman de Nergal.

J’ai découvert ses romans par hasard, parce qu’il fallait absolument que j’achète un bouquin chez une enseigne de librairie très connue (celle qui te refile une carte en t’envoyant des gens chez toi, que tu prends parce que tu as pitié de ces pauvres gens qui doivent se tartiner du démarchage en porte à porte pour gagner leur croûte) avant de recevoir leur sélection automatique.

Je ne savais pas du tout quoi acheter, mais le titre de sa série m’a plu. Je ne regrette pas du tout mon achat. D’ailleurs, cette fichue obligation de leur acheter un bouquin par trimestre m’a permis de découvrir pas mal de titres excellents. Toute ma collection de l’Assassin Royal, de Robin Hobb vient de chez eux, par exemple. Enfin bref, Hervé Gagnon et son Talisman de Nergal vont rejoindre les rangs des romans qui m’auront encouragée à garder cette carte. Mon portefeuille ne vous remercie pas, Monsieur Gagnon, sachez-le !

Mais ça parle de quoi au juste ? Toute l’histoire tourne autour de Manaïl, Élu d’Ishtar, chargé par la déesse de retrouver les fragments du talisman de Nergal et de le détruire pour éviter au monde un sort funeste aux mains des adeptes de cette sombre divinité. (Je résume grandement pour ne pas trop en révéler.)

Manaïl a d’abord du mal à se faire à l’idée que lui, pauvre gamin des rues de Babylone à la main difforme puisse attirer l’attention d’une déesse. Mais un vieux mage va se charger de l’aider à comprendre les enjeux de sa quête. En parlant de sa mission, elle va l’entraîner à travers le temps à la recherche des mystérieux fragments, que tous les Nergalii rêvent aussi de récupérer. Si Manaïl peut voyager à travers le temps, eux aussi le peuvent, cela donne parfois des intrigues un peu compliquées à suivre. J’avoue que le tome 2 m’a donné du fil à retordre, parce qu’il fallait que je comprenne comment fonctionnaient les voyages à travers les kans et que je me sentais aussi paumée que Manaïl ! J

À partir du tome 3 en revanche, j’ai tout dévoré d’une traite. En plus, on sent que l’auteur maîtrise le sujet à fond, nous entraînant à travers Jérusalem, Londres, Paris et j’en passe, dans des courses-poursuites effrénées. Il sait rendre l’atmosphère de chaque époque sans en faire trop, j’ai été bluffée. Perso, j’ai adoré Londres et Paris, les personnages secondaires y étaient les plus savoureux et les intrigues vraiment intéressantes. De plus Manaïl évolue beaucoup à travers ses aventures, Hervé Gagnon gagne pour moi une palme d’auteur sadique (j’adore ça !) envers son héros. On peut dire qu’il morfle, le pauvre ! Heureusement qu’il peut compter sur une copine dotée de sens pratique et de débrouillardise pour lui sauver les fesses et l’aider à ne pas baisser les bras ;)

J’aime moins la façon dont les Nergalii sont traités, mais j’avoue qu’il est difficile de donner de la profondeur à ce type de personnages. Ceci dit, je suis très exigeante sur la qualité des méchants, et ils ont le mérite de remplir leur mission, mettre de vrais bâtons dans les roues du héros.

Du coup, après avoir découvert cet auteur, j’ai bien envie de lire ses autres romans. Je ne sais pas encore lesquels, Maléfica peut-être. On verra bien. En attendant, si vous cherchez des idées de lecture, faites-vous plaisir avec Le Talisman de Nergal, je vous le recommande !