mini challenge automnal

L’automne vient. Les feuilles tombent, comme les températures. Les jours raccourcissent et je guette en tremblant le mois de novembre. Pourquoi ? Parce que c’est le mois de mon anniversaire, d’une part, mais pas que ! En novembre se déroule un événement que connaissent la plupart des écrivains : le NaNoWrimo !

L’objectif : écrire un roman en un mois (vous lisez bien.), en tablant sur un récit en 50000 mots. 50000 mots en un mois, ça représente 1667 mots par jours. Alors, quand j’étais en arrêt de travail, ça ne me faisait pas peur. Après une journée de boulot, en revanche, mon cerveau se montre nettement moins enclin à l’écriture. Cela veut dire que je vais devoir faire comme n’importe quel sportif qui aborde une compétition : m’échauffer et préparer le terrain !

écrire, sans regarder en arrière. pas de correction, pas de modif, un premier jet coûte que coûte!

écrire, sans regarder en arrière. pas de correction, pas de modif, un premier jet coûte que coûte!

Mon projet pour le NaNo consiste à écrire la suite du Cycle du Dieu Noir, mon roman fantasy. J’ai laissé Alaia dans la panade et ça ne fait que commencer. De nombreuses aventures l’attendent à travers la terre de Kemet, de nombreux ennemis aussi. Rassurez-vous, je ne la laisse pas seule!

Je dispose du mois d’octobre pour peaufiner mon synopsis et entamer la rédaction de mon histoire. 1667 mots par jour, ça fait beaucoup, faut pas croire : je vais commencer par un mini NaNo ( à la manière de Cécile Duquenne, qui en parle sur son blog ) avec un objectif à 500 mots par jour. L’idée, c’est de reprendre l’habitude d’écrire car depuis un mois ou deux, j’avoue m’être plongée dans mes corrections et avoir délaissé la rédaction pure et dure. En novembre, en revanche, il ne sera plus question de recherches ni de préparatifs, le marathon va commencer !

Je me fixe aussi l’objectif de vous faire part de mes avancées dans ce blog du 1er au 31 octobre et ce, quels que soient les résultats. Et si vous aussi, vous préparez le NaNo, je serais ravie de savoir comment vous le préparez. Cette année sera une première pour moi, je suis avide de conseils et retours d’expérience !

Chronique du dimanche: la geste de Jehan, par Didier Quesne

Et me revoilà ce week-end avec un avis concernant le roman de Didier Quesne, auteur que j’ai découvert récemment avec Étrangère.

La superbe couverture de Sandrine Gestin !

La superbe couverture de Sandrine Gestin !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le résumé :

Le jeune Jehan, fils de pêcheur, découvre un homme évanoui sur la plage, un Guerrier, issu d’une caste violente, souvent accompagnée d’animaux fabuleux et dangereux. Néanmoins, il le recueille, le soigne, veille à sa convalescence. Tiré d’affaire, le Guerrier révèle à Jehan ses rares qualités de combattant.

Le destin de Jehan est amorcé, et au-delà des périls qui l’attendent, des Guerriers sanguinaires, des Géants cruels et primaires, il devra se découvrir lui-même…

Bon, j’avais déjà beaucoup aimé Étrangère, et la Geste de Jehan ne m’a pas déçue. On y découvre une caste à la fois redoutée et marginalisée, les guerriers, des hommes dont la science du combat leur est inculquée de la pire façon, en les déshumanisant. L’un d’eux va rencontrer le jeune Jehan et comprendre le potentiel guerrier de l’enfant, qui fait pourtant preuve d’une sagesse étonnante pour son âge.

L’auteur rend leur amitié très crédible et fascinante (c’est vraiment un moment que j’adore dans le roman) mais les épreuves ne vont pas tarder à s’abattre sur Jehan – je ne développerai pas, je ne veux pas spoiler, ce passage est trop bien pour que je vous le dévoile ! –, et le lancer sur les routes avec la vengeance et un mystérieux animal-totem pour compagnons. Heureusement, sa rencontre avec Wilfried, un petit être empli de bon sens va l’aider à ne pas perdre pied. Didier Quesne sait nouer les liens entre les personnages, c’est indéniable ! Les personnages secondaires – notamment Erwan et Oppélia – sont aussi très bien amenés. Attention, il faut être préparé au langage utilisé dans le roman, un français qui sonne assez suranné à la lecture, mais qu’on comprend sans difficulté. Cela nécessite quand même un peu de concentration. :)

Avec un roman aussi chouette, une couverture aussi réussie, je m’étonne toujours de ne pas avoir entendu parler de Didier Quesne plus tôt. La Fantasy française a encore beaucoup de boulot avant d’être reconnue à sa juste valeur…

 

 

 

 

 

Chronique du dimanche : Gardiens – La prophétie des éléments, James Tollum

Cette semaine, j’ai lu Gardiens – la prophétie des éléments de James Tollum. Voici mon avis sur cette lecture:

Le résumé :

Sur un monde, que se partagent deux continents radicalement opposés et séparés par un immense abyme le combat entre les Mages et les Sorciers va chambouler l’ordre établi depuis dix mille ans.

Sur les Terres d’Antyras – pays matriarcal – la magie n’existe pas. Les humains y vivent docilement sous l’égide du Grand Temple et de ses représentantes omniprésentes : les Mères. Ces dernières, responsables entre autre, de l’éducation du peuple, se gardent bien d’évoquer les Terres d’Avalyn et la Magie. Pour les Antyriens, rien n’existe au-delà de l’abyme.

En revanche, sur les Terres d’Avalyn la vie y est tout autre. Un patchwork de peuples aux mœurs et aux caractéristiques très diverses se partagent les terres : Mages, Sorciers, Elfes, Dragons, Gobelins, Finaï, Acarans, Nâgas… Sur les Terres d’Antyras vit Éthan, seize ans. Il coule des jours heureux, entouré de ses parents au sein d’Ythéria, petit village isolé à la périphérie du monde. Ses principaux soucis résident essentiellement à approcher la jeune et belle Mira et d’arriver chaque matin à l’heure pour La Parole : l’enseignement religieux promulgué par la Mère Armania.

Mais le destin en a décidé autrement, lorsque dix-huit ans plus tôt, une ancienne prophétie, protégé par un puissant sort, resurgit sur les Terres d’Avalyn. Commence alors une course effrénée principalement entre les Mages et les Sorciers afin de retrouver les Gardiens des éléments : seuls êtres capables d’empêcher la fin du monde. Un fabuleux voyage, plein de rebondissement, de joie, de rencontre mais également de souffrance attend Éthan, Mira et leurs compagnons de voyage…

Gardiens

Gardiens

D’abord, c’est la couverture qui m’a attirée vers ce roman. L’homme en armure sur le trône me rappelait de vieux souvenirs de mon armée d’elfes noirs à Warhammer Battle – oui, je sais c’est un critère de sélection étrange…

On tient là un roman basé sur un schéma Héroic-Fantasy classique et assumé, d’ailleurs : un jeune homme au cœur d’une prophétie, un mage expérimenté qui va lui servir de mentor, et une faction de méchants chargés d’éliminer tous les jeunes qui pourraient s’avérer être l’élu. Ajoutez à cela un ordre de bonnes sœurs légèrement dérangées, et le héros, Éthan, se retrouve bien dans la panade.

On rentre vite dans l’histoire grâce à l’écriture fluide de James Tollum. Perso, je ne trouve pas grand-chose à lui reprocher, si ce n’est l’usage étonnant et fréquent d’expressions comme « OK » qui me semblent un peu inappropriées au contexte du récit. C’est un détail, mais cela m’a un peu sortie de ma lecture.

Sur le fond, les gentils sont gentils ( d’ailleurs, j’espère que Éthan va se déniaiser un peu dans la suite ! Nan mais allez, Mira n’attend que ça, là !  :-) ) et Arkan, le méchant principal est particulièrement détestable et dangereux. D’ailleurs, si j’étais dans son armée, je me syndiquerais, parce que bon, faut pas déconner, les sévices sur les troupes, ça a un impact néfaste sur la productivité et le bien-être au boulot, sans parler de la loyauté ! Je trouve qu’il gagne en épaisseur vers la fin, à l’arrivée d’un nouveau personnage (je n’en dirai pas plus…)

Le personnage que je trouve le plus fouillé, c’est Irina, la Mère Suprême. Psychorigide, prétentieuse, obtuse et menteuse, c’est sans doute elle qui évolue le plus dans l’histoire. Je l’aime bien, cette vieille bique ! Elle va bien avec Rambi le briseur de cœurs !

En bref, j’ai passé un bon moment à lire ce roman, même si je tiens à souligner que des coquilles étonnantes se promènent tout le long du récit, la plus drôle se trouvant à la dernière page : « Une mage au sourire enjoliveur », on peut dire que c’est un sourire sur les chapeaux de roues ! Là, y a un correcteur qui n’a pas joué son rôle  :lol: . Mais sinon, je trouve que c’est un bon premier roman dont je lirai la suite avec plaisir.