Chronique du dimanche : Étrangère, par Didier Quesne

Je n’ai encore jamais publié de chroniques concernant mes lectures, mais j’ai décidé de changer cela. Je ne suis pas une pro dans cet exercice, aussi il faudra excuser la piètre qualité de mon commentaire !

Aujourd’hui, dimanche 31 août 2014, j’inaugure cette section de mon blog avec Étrangère, de Didier Quesne.

Étrangère

Étrangère

Résumé:

Lirelle aurait pu rester simplette toute sa vie et continuer à garder ses chèvres, tout en ne comprenant rien au monde qui l’entoure. Mais un soir de printemps, Mèn-Gi, un haut mage venu d’un autre univers, l’entraîne bien malgré lui dans son voyage spatemporel. En se décorporalisant avec le Mèn, Lirelle absorbe ses nombreux pouvoirs et bénéficie de sa grande expérience dans le maniement du sabre. Pour la première fois de sa vie sa conscience neuve s’ouvre sur un univers qui lui est inconnu. Toutefois, le monde sur lequel Lirelle s’éveille est loin d’être aussi paisible que celui qu’elle vient de quitter…

Mon avis :

Vu la quatrième de couverture, j’imaginais une sorte d’épisode de Doctor Who, avec un mage qui se promène dans l’espace et le temps, mais en réalité pas du tout. Le personnage principal se nomme Lirelle, elle est considérée parmi les siens comme une simplette parce qu’elle ne semble pas du tout intégrée à la société. Muette, solitaire, séduisante, mais totalement fermée aux relations avec les garçons de son âge – qui la traitent comme un objet, faut bien le dire ! –, elle garde ses chèvres dans son coin sans rien demander à personne. Sa rencontre avec le puissant Mèn-Gi, une espèce de guerrier-moine venu dans son monde par une sorte de procédé mystique/méditatif, va bouleverser l’existence de Lirelle. Propulsée accidentellement dans le monde de Mèn-Gi, elle va se découvrir intelligente, douée de facultés de raisonnement qui lui étaient inconnues, et aussi carrément balèze avec un sabre ! Elle va aussi apprendre que l’univers où vit Mèn-Gi recèle pas mal de dangers et ne montre que peu de tolérance envers les gens trop libres d’esprit. Pourchassée de toutes parts, Lirelle va se mettre en quête des rares personnes capables de remettre en cause l’ordre établi.

Je ne connaissais pas l’auteur, mais la lecture de son Étrangère me donne envie de lire ses autres romans. On sent que l’auteur voue une passion à l’art du Kendo, et que ses scènes d’actions, ainsi que toute la psychologie des personnages en sont imprégnées. Personnellement, j’ai trouvé ses combats très bien menés, tant sur le plan physique que mental. Le seul bémol vient à mon sens de certains dialogues, qui manquent parfois de naturel. Mais cela ne m’a pas du tout bloquée dans ma lecture. En plus, il est rare de trouver une héroïne forte, sans qu’elle tombe dans le « badass ».

Donc, en prévision de l’invasion des grenouilles du 1er septembre, si vous cherchez un roman francophone de qualité, jetez-vous sur Étrangère !

Le mot de la fin!

Je ne pensais pas me mettre à écrire un jour. J’estimais ne pas en avoir le temps ni posséder l’imagination pour me lancer. Et puis, il m’est arrivé un truc étrange. Le 13 juin 2013, je n’ai pas pu me rendre au travail. Un burn-out, qu’ils appellent ça… Je me suis retrouvée coincée à la maison, dans un état sur lequel je ne vais pas m’étendre ici. Bref, j’ai dû trouver un moyen de ne pas broyer du noir toute la journée durant mon arrêt. J’avais le choix : l’alcool, dormir, ou tenter quelque chose que je n’avais jamais osé faire et dont je rêvais depuis longtemps.

reve-ben

Après quelques jours passés à roupiller sous l’effet des cachets, j’ai commencé la rédaction de mon premier roman. Oh, je ne partais pas dans le vide. Grâce à Stéphane – mon mari chéri – qui est un éminent Maître de Jeu, j’avais déjà une base solide pour l’histoire, ainsi que le personnage principal, une jeune fille évoluant dans un monde fantasy-mythologique plutôt gorgé de testostérones!

Rôliste

Les débuts furent laborieux, mais plus j’écrivais, plus mon rythme prenait de l’ampleur. J’enchaînais les pages, je me sentais bien. Voir mon roman prendre forme avait un effet libérateur.

Je soupçonne mon cerveau d’avoir évacué mes idées noires en exacerbant mon penchant d’auteur sadique à l’encontre de mon héroïne. La pauvre, elle en aura bavé ! Certaines scènes sont dures, violentes. Mais je les relis sans regret – au contraire –, elles font partie de l’histoire, ni plus, ni moins.

En septembre 2013, je suis retournée au boulot. Mon rythme d’écriture s’en est ressenti. Je peinais à rédiger une ligne le soir après une journée de bureau. Je suis loin d’être une auteure professionnelle. J’admire ceux qui parviennent à mener plusieurs projets de front, corriger des romans tout en écrivant un autre, moi, pour le moment, je n’y arrive pas.

Je ne voulais pas lâcher l’affaire malgré la reprise du travail, donc j’ai commencé à partager mon récit sur Ipagination (je remercie au passage les nombreux amis que je m’y suis faits, qui ont pris la peine de me lire), et j’ai été surprise d’y voir mon histoire lue, commentée, appréciée. J’ai malheureusement cessé les publications en cours de route, d’une part parce que je n’avais pas le temps d’avancer assez vite, et d’autre part, parce que je ne souhaitais pas révéler toute l’intrigue sur Internet. Entretemps, mon roman continuait à prendre beaucoup d’ampleur, alors même que je pensais qu’il serait fini en octobre. Muse, quand tu nous tiens! Je vous présente encore mes excuses, amis ipaginauteurs !

Sur les conseils d’Olgir, je suis allée m’inscrire sur Cocyclics, un site de « bêta-lecture » spécialisé dans les littératures de l’imaginaire. J’y ai ouvert un « challenge premier jet », histoire de terminer l’écriture du premier volet de mon roman. Là-bas, j’y ai reçu des encouragements, des conseils, des critiques. ( Surtout plein de nénuphou et de chocolat, d’ailleurs!) je me suis aussi rendu compte que je suis plus à l’aise le matin pour écrire, donc, j’ai avancé l’heure de mon réveil, au grand désespoir de Stéphane qui m’entend tapoter sur mon clavier depuis la chambre!

Et voilà, c’est fini ! L’écriture du tome 1 s’achève. Je laisse Alaïa dans une situation périlleuse, mais pas toute seule ! Beaucoup de sang, beaucoup de flammes, des morts, mais pas trop ( je ne suis pas atteinte du syndrome G.R.R Martin!), et un paquet de problèmes à venir !

Tout n’est pas terminé, cependant. Restent quelques chapitres en attente de correction, du débroussaillage, quelques éléments à clarifier, et ensuite… l’avenir me dira si ce roman plaira à un éditeur. Qui vivra verra!

Un grand merci à tous pour votre présence, sur mon blog, sur Facebook, sur Ipagination, sur Cocyclics, et ailleurs ! Et un plus grand merci encore à mes proches qui arrivent à me supporter depuis que ma tête plane à dix mille mètres d’altitude ! Je ne vais pas tous vous taguer sur ce post, je sais que vous vous reconnaîtrez ! <3

Nouveaux personnages

Bonjour à tous!

On est dimanche, et le dimanche, j’aime bien partager mes dessins (une excuse toute trouvée pour ne pas avancer dans l’écriture, je sais! :oops: ).

Ce week-end, je vous présente non pas un, non pas deux, mais bien trois personnages! oui messieurs dames, votre vue ne vous joue pas de tour, trois!

En premier lieu, voici la séduisante mais ô combien acariâtre Athrisis:

Athrisis - maîtresse des danses

Athrisis – maîtresse des danses

Cette créature de rêve enseigne aux prêtresses d’Astarté les danses rituelles du temple. Son caractère de lionne affamée inspire la crainte à ses élèves. Mais sa mauvaise humeur perpétuelle trouve une explication dans le roman. Je ne vous en dirai pas plus ici, elle risquerait de me taper dessus 8-O !

Ensuite, je vous présente mes petits chouchous: Merit et Nizul, deux personnages que j’aime beaucoup et qui gagnent de l’épaisseur au fil de l’histoire (enfin, ça, c’est si j’ai pas trop foiré mon coup, évidemment ;-) Disons que l’amour est un sentiment trop rare dans leur monde, mais le leur va traverser bien des épreuves… là où Nizul est un garçon introverti et timide, Merit n’hésite pas à se mettre en avant, parfois en dépit du danger.

Nizul et Merit, lieutenants au sein des Musaraignes

Nizul et Merit, lieutenants au sein des Musaraignes

J’espère qu’ils vous plaisent, n’hésitez pas à me laisser un commentaire pour me donner votre avis! ;)

Merci à mes béta lecteurs!

Je ne pouvais pas rester plus longtemps sans remercier mes béta lecteurs pour l’aide que leurs retours m’apportent dans mes corrections! Quand je relis les premières versions de mes textes, je défaille. En fait, je me rends compte que lire et être lu ( par là j’entends, lu, décortiqué, passé à la moulinette du fond et de la forme) aide énormément à progresser. Quand on analyse le texte d’un camarade auteur, on soulève des points, des faiblesses, mais aussi des forces, et l’on prend aussi conscience de ses propres erreurs. Les récentes béta lectures que j’ai reçues sur ma scène du cambriolage ont soulevé des points importants qui m’ont amenée à épurer mes premiers chapitres. Je les ai donc remis à jour ici-même ( sur la page extraits, pour les nouveaux! ), pour ceux qui auraient la curiosité de passer sur ce blog.

J’espère sincèrement que leur régime leur a fait du bien. n’hésitez pas à me le dire. Tous les avis sont les bienvenus! Et merci à mes ami(e)s Grenouilles de Cocyclics qui se reconnaîtront!

et un capitaine, un!

Bonjour à tous!

Après un week-end passé à traquer du verbe faible, de l’adverbe, ainsi que du « ,et », je me suis octroyé une pause dessin et ai concocté un portrait (oui, encore un!) d’un de mes personnages: le capitaine Taleb. J’avais déjà fait un essai où il apparaissait en compagnie de sa maîtresse, mais là, il est tout seul! Je l’ai dessiné au crayon et je ne résiste pas au plaisir de vous le présenter! je lui trouverai un extrait pour l’installer au chaud dans la galerie…

Capitaine Taleb

Capitaine Taleb

Alors, qu’en dites-vous? :)