Challenge semaine 3

Bonjour à tous!

À peu près 5000 mots écrits cette semaine, pas mal, mais j’aurais pu faire mieux si je n’étais pas tombée comme une chaussette sur le canapé pratiquement tous les soirs de la semaine! :fatigue:

Comme j’ai commencé la présentation des personnages, il faut que je vous parle des Musaraignes.

Cette petite bande de tire-laines et autres voleurs à la manque sont en réalité pour la plupart des gosses. Leur chef Thémis est un ado acariâtre dont le seul rêve dans la vie est de monter les échelons pour être adoubé par les puissants de la Confrérie. Aidé par ses copains, qui font partie des plus âgés de la bande, il mène sa barque avec toute la générosité d’un tyran en herbe :fouet:

« […] Un couloir les mena dans une vaste cave, qui sentait le renfermé et le vieux bois. La pièce était presque vide, à l’exception de coffres à grain utilisés comme tables et sièges d’infortune. C’était là leur salle de réunion. Les couches se trouvaient dans une autre pièce, et tout le monde dormait dans la plus grande promiscuité, sauf le chef, qui s’était aménagé un coin bien à lui derrière des draps mités. Une dizaine d’enfants attendait, en rangs plus ou moins serrés, sous les yeux des quatre « grands » de la bande : Nizul, Kimbra, Azul et bien entendu Thémis, Musaraigne en chef…
Ce dernier était occupé à examiner le butin de la journée avec l’aide de Nizul, jeune homme émacié aux cheveux ras, pendant que Kimbra, une petite brute à la peau noire et au ventre bien rond, appelait chaque gamin un par un. Comme chaque jour, l’appelé vidait alors le contenu de ses poches et besaces, avant d’être invariablement fouillé par Azul, un adolescent trapu et grossier au nez particulièrement proéminent. […]« 

Un portrait rapide de Them’, pour que vous saisissiez un peu le genre:

« […]Autour d’eux, les enfants se turent ; Senon tourna la tête. L’atmosphère se fit pesante. Thémis glissa sa main dans le dos d’Alaia pour la rapprocher encore de lui, au point qu’elle sentit son souffle dans sa gorge. Il émanait un relent de bière désagréable. Son visage lui évoquait un rat, avec son nez long, son regard malveillant et ses cheveux châtains retenus en queue-de-cheval. Il tentait de se laisser pousser un bouc qui ressemblait pour l’instant à un filet de duvet soyeux sur son menton. Il était bien plus grand qu’elle, très mince et sec, presque noueux. […]« 

Charid et Thémis ne se sont jamais entendus. L’ami d’Alaia a du mal à accepter l’autorité de son « chef », surtout s’il a la mauvaise idée de tourner autour de la jeune fille. En l’occurrence, Thémis a procédé à une fouille un peu trop minutieuse, à la recherche de butin dérobé. :fairemal:

« — Tu vas la lâcher, Thémis, je te préviens !
Charid avait traversé la pièce et se saisit d’Alaia pour l’arracher à l’étreinte de Thémis. Celui-ci se redressa d’un bond, blanc de colère, ses yeux noirs foudroyèrent Charid. Alaia recula en rajustant sa tunique. Les deux jeunes hommes se tenaient face à face, Charid serrait ses poings avec son éternel regard de défi.
— Charid, prévint Thémis, je tolère ton attitude depuis trop longtemps, tu sais. Tu as tendance à oublier qui est le chef ici !
— Je n’oublie rien du tout, répondit Charid, mais ça te donne pas tous les droits ! Je te tuerai avant que tu ne la touches !
— Tu as beau être fort, tu sais ce qui t’arrivera si tu me cherches, gamin. J’ai la Confrérie de mon côté, tu sais ce que ça veut dire ?
— T’es personne, répliqua le garçon, tu n’es qu’une merde de Musaraigne comme nous, personne ne s’intéresse à toi !
Alaia posa les mains sur les épaules de Charid. Sa colère risquait de lui créer de gros ennuis cette fois, et elle ne voulait pas que son ami ait des problèmes à cause d’elle.
— Il ne me fera pas de mal, Charid, arrête, s’il te plaît ! Personne ne va se battre ce soir. Thémis en a fini avec moi, c’est bon.

Elle regarda le chef dans les yeux un instant, priant pour ne pas recevoir une raclée. À son grand soulagement, il ne leva pas la main sur elle.
— Écoute ta copine, acquiesça Thémis froidement, ça vaudra mieux pour toi. Je suis prêt à passer l’éponge sur ton comportement parce que, contrairement à toi, je pense à l’avenir de notre organisation. Dans quelques jours, on rend visite à Lemphis, je veux que tout le monde soit parfaitement opérationnel. Alors, tu te calmes, tu vas voir Merit, elle te donnera à manger, et tu prends la nuit pour réfléchir à ce qui se passera si tu me contredis ou me menaces encore une fois, c’est clair ?

Thémis s’efforçait de parler d’une voix ferme et posée. Malgré cela, Alaia lut dans ses yeux toute la haine qu’il portait à Charid. Se battre contre lui, c’était s’exposer aux coups de brute du jeune homme et Thémis détestait souffrir tout autant qu’il adorait infliger la douleur aux autres. Alaia savait qu’il ne se risquerait pas à une confrontation directe, cependant elle se méfiait de sa rouerie ; il trouverait un moyen détourné de se venger.
— Quant à toi, ma petite souris, continua Thémis plus doucement, ce soir tu regarderas ton ami se remplir la panse. Tu n’auras rien à manger, ça lui apprendra à fermer son clapet. Bien sûr, si tu trouves la punition injuste, ajouta-t-il avec un sourire suffisant, on pourra toujours en discuter tous les deux.  […]« 

Autant dire que la situation pourrait s’envenimer, mais Thémis est capable de faire preuve de subtilité quand il en a envie. Il est en train de préparer un projet, qui s’il fonctionne, le couvrira de gloire. Il a besoin de ses troupes et n’a pas l’intention de semer la panique à quelques jours de ce « gros coup »!

L’ambiance au sein de la bande est plutôt malsaine, il faut bien l’avouer. Ces quelques moments chez les Musaraignes ont été assez durs à écrire, car je voulais que ressorte la violence par opposition à la vie dans la cité qui semble assez douce et indolente. La confrérie recrute des enfants pour leurs basses besognes, et la vie de ces gosses se finit bien souvent trop tôt et de façon terrible.
Voilà, j’espère ne pas vous avoir ennuyés avec ce topo!
À bientôt!

Challenge semaine 2

Bon, c’est un week-end assez productif que j’ai eu là. À peu près 8000 mots en 3 jours, je crois avoir rarement écrit aussi vite. Évidemment, c’est du pur premier jet, donc c’est brut de pomme, mais je suis assez contente de moi ! Je suis en train de préparer une scène qui se déroule à plusieurs endroit différents lors d’une grande célébration honorant la Reine des Cieux. Plusieurs points de vue sont présentés. Celui d’Alaia, et celui de Thémis, le chef de la bande des voleurs. On y trouve des scènes très roses, mais aussi un mélange d’action et d’humour, qui rend l’ensemble assez compliqué à mettre en place.

Un petit extrait écrit de ce matin, où Thémis cherche son meilleur ami Nizul, qui a décidé de bouder la fête. En réalité, le jeune homme fait une déprime depuis plusieurs mois parce que la femme dont il est très épris lui a préféré le chef d’une bande de nomades chez qui ils ont trouvé refuge. (j’en dis pas plus, sinon ça vous gâcherait le plaisir)

« Thémis se redressa, se dégageant de l’étreinte de Lona. La belle brune se leva, tituba un instant, et gloussa.
— Bon, je suis fatiguée…
Elle tomba par terre et se pelotonna sur elle-même. Thémis n’en avait cure. Inquiet, il chercha des yeux son camarade. Où était passé cet imbécile ? Avec tout le vin qu’il avait bu, seul dans son coin, il pouvait s’attirer des ennuis.
Des clameurs retentirent au bout du campement. Quelques silhouettes hagardes se redressèrent sur leur séant, essayant de comprendre ce qui se passait. Le bandit lissa son bouc, puis convainquit ses jambes de se dresser. Il rajusta tant bien que mal sa tunique.
— Quelqu’un a vu Nizul ? Lança-t-il à la cantonade.
Des grognements lui répondirent. Une femme éclata de rire :
— Ah oui, le nouveau dieu de la guerre ? Il est là-bas, j’ai vu Jamaz l’y emmener. J’avais dans l’idée d’y aller, mais le sol tourne tellement !
Elle désigna la zone de combat, un cercle entouré de flambeaux, où se réglaient les différents entre nomades. Oh putain… songea Thémis.
Il eut l’impression de courir, mais sans avancer. Il avait rarement bu autant, et oscillait entre des remords et l’envie de boire encore. Il maudit silencieusement Nizul. Encore une fois, cet idiot gâchait sa soirée. »

Et ici, du point de vue de Nizul, qui ne goûte pas vraiment les festivités.

« Non seulement la nuit était chaude, mais les trois brasiers allumés au cœur du campement la rendaient étouffante. Nizul se demandait comment ils faisaient tous pour danser autour des flammes sans s’évanouir. Lui-même dégoulinait de sueur, et toute l’eau contenue dans son outre ne suffisait pas à le rafraîchir. Au moins, Thémis lui fichait la paix, persuadé qu’il avait décidé de s’enivrer à défaut de se vautrer dans la luxure. Allongé en charmante compagnie, le jeune homme dégingandé gloussait bêtement en observant deux femmes s’embrasser à la lueur des feux. Il avait bu, et son outre à lui ne contenait pas d’eau. Le vin combiné à la chaleur insupportable le plongeait dans un état second, que Nizul ne pouvait s’empêcher de trouver grotesque. Les joues rouges, l’œil atone, les gestes gourds, il profitait de la fête, lui au moins.
— Pardonne-moi, déesse, mais sincèrement, je ne vois rien à célébrer… murmura-t-il. »

Quelques explications sur le prologue

Bon, si on commençait par le commencement? :)
voici un extrait du prologue, qui se déroule parmi les dieux. On y découvre le couple « royal » , Ahriman et Astarté. Le Dieu Noir et la Reine des Cieux. Ils représentent pour le monde des forces à la fois créatrices et destructrices, ils peuvent tous deux se montrer tout à tour généreux et cruels. Je leur ai donné ce petit côté très humain qui caractérise les dieux grecs plus que les divinités égyptiennes, parce que tout de même, on se marre plus chez les grecs! :) Ces deux parèdres se complètent à la perfection. Astarté est la lumière, le feu, la passion, Ahriman est plus mesuré, calculateur, il est les ombres et les ténèbres.

« Le palais rayonne d’un éclat n’appartenant pas au jour naissant. Les colonnes d’obsidienne de la salle du trône reflètent la lumière des flammes. Le ciel s’embrase et l’air se charge de particules cendreuses. Des clameurs résonnent en dehors des murs, de plus en plus proches. Des légions s’affrontent à l’entrée de son domaine. Ahriman ne s’en émeut pas. Son regard se perd dans la contemplation du visage de son épouse. Sa main noire et lisse effleure la perfection de sa joue, sur laquelle perle une larme d’or. Malgré sa peine, elle parvient à sourire ; une force de caractère qu’il admire plus encore que son éblouissante beauté.
— La guerre touche à sa fin, murmure-t-il en posant un baiser sur ses lèvres suaves.
Elle penche son visage sur le côté et ses bras s’enroulent autour des hanches et des épaules de son époux. Il frémit. Le doux contact de ses quatre mains se promenant sur sa peau d’ébène le ravit.
— Je le sais, répond la Reine des Cieux, méfie-toi d’eux. Je veux que tu me reviennes.
— Je t’aime Astarté, ne t’inquiète pas, jamais je ne te quitterai.
Le seigneur noir sourit. L’armée rebelle tenant le siège devant son palais ne l’effraye nullement. Ses propres troupes protègent son domaine. Des âmes dévouées à leur maître et galvanisées par son pouvoir. Aucun de ses pairs n’en possède autant que lui, pas même Astarté. La jalousie mesquine de mon frère n’y changera jamais rien, songe-t-il, confiant. »

Suivi par l’arrivée du frère ennemi, Seth, le maître du désordre et des orages. Il a provoqué le chaos parmi les dieux, poussant ses pairs à la révolte. C’est une figure sombre, prétentieuse, ambitieuse, mais tout de même pas dénuée d’intelligence. Il sait que pour obtenir le trône, il doit se montrer conciliant avec ses alliés, et les amadouer. Sa détermination à prendre le pouvoir est sans limite. :psycho:

« Des bruits de pas attirent l’attention du couple. Des pas métalliques, lents, assurés. Dédaigneuse, la reine redresse le menton à l’apparition de l’intrus. Ce dernier se présente en armure, son torse viril couvert d’une cuirasse noire, une longue jupe d’écailles de démon coulant jusqu’à ses pieds. Son visage, comme toujours, reste caché sous le heaume du chacal, masque couleur nuit dépourvu d’expression, une émeraude de la taille d’un poing humain fichée dans chaque orbite. Nul ne connaît l’aspect de Seth, personne ne souhaite le voir sous son vrai jour… Le maître des tempêtes et du désordre s’arrête à l’entrée de la salle du trône, les mains dans le dos. Il s’incline exagérément, d’une révérence dont la moquerie n’échappe pas au souverain.
— Majesté, je me réjouis de te trouver ici, dit-il d’une voix onctueuse, je croyais que tu cherchais à m’éviter !
Si l’ironie habille Seth comme une seconde peau, la reine maîtrise cet art à la perfection. D’un ton mordant, elle s’interpose :
— T’éviter ? Certes… ta jalousie empuantit notre palais !
Le Chacal reste impavide, mais le roi perçoit sa colère contenue. Il déteste Astarté autant qu’il la désire. Comment le lui reprocher ? Elle resplendit parmi les astres, sa chevelure de feu glisse en une coulée de lave sur sa gorge d’albâtre. Ses caresses transportent l’amant vers l’extase, les accents de sa voix guérissent les maux ou conduisent à la mort de celui qui l’entend. Elle aime, donne la vie et la supprime avec cette malice et cette candeur qu’adore son époux. Même un être de pure malignité tel que Seth ne peut que succomber. »

J’ai pris le parti d’écrire les scènes se déroulant parmi les dieux au présent, pour bien les dissocier de ce qui se déroule chez les cancrelats les mortels! :)

Etape 1 du challenge: se présenter

Titre du roman : La Houri, tome 1 du Cycle du Dieu Noir

Genre et/ou sous-genre : Fantasy – High Fantasy

A lire si vous aimez :
- Une histoire où les dieux se mêlent de la vie des mortels
- Les secrets d’alcôve
- Les amours contrariées

Vous n’y trouverez pas :
- d’elfes, ni de nains
- De concept de bien ou de mal clairement défini
- de personnage bien sous tout rapport :)

Public visé : adultes (oui, il y a des scènes explicites, certaines roses, d’autres noires, donc non ce n’est pas pour les enfants.)

Nombre de signes/mots prévus : je penche pour à peu près 200000 mots, mais ce n’est pas encore certain.

Résumé:
Ahriman, le « Dieu Noir » s’est éteint depuis des siècles, tué de la main de son propre frère, Seth, qui a revendiqué le trône et la main de la Reine des Cieux. Cette dernière, dans l’ombre, prépare patiemment sa vengeance contre celui qui l’a spoliée de son pouvoir et de son époux.
Sur la terre de Kemet, une orpheline élevée parmi une bande de voleurs croise une nuit le chemin d’un guerrier inconnu. Il transporte avec lui une gemme mystérieuse, dont l’appel attire étrangement la fillette. Si Alaia est loin de mesurer le pouvoir qui vient de la frôler, d’autres, en revanche tentent de comprendre d’où viennent les bouleversements qui ébranlent le monde des mortels. Des factions puissantes vont rejoindre la toile tissée par la puissante et retorse Astarté, qui rêve de retrouver sa grandeur perdue.

L’idée est de faire de ce premier volume un roman « choral » où les pièces de l’intrigue se mettent en place, où l’on va découvrir des protagonistes de tous horizons, et les raisons qui vont les amener à se rencontrer, à s’aider ou à s’affronter autour d’un même objectif. C’est à la fois assez intéressant à écrire, parce que cela me force à ciseler les motivations de chaque personnage, mais aussi super difficile, parce que forcément, il y en a que je préfère déjà à d’autres, donc je dois me motiver pour les rendre tous aussi plaisants à découvrir!

Je compte sur ce challenge pour me motiver à terminer ce fichu premier jet qui me hante depuis des mois! Merci d’avance pour votre soutien! :)

Les personnages principaux :

Alaia : orpheline, voleuse, on la découvre enfant et elle grandit au fil du roman. Son surnom dans la bande est « petite souris », pour son aisance à se faufiler partout, ses gestes habiles, et son caractère réservé. Elle semble assez fragile de prime abord, mais va se renforcer au fil des épreuves.
Charid : Membre de la bande, Charid a un côté protecteur vis à vis d’Alaia, que ses sentiments pour elle vont encore renforcer. C’est le costaud du groupe, mais il manque de retenue et va récolter de gros ennuis pour ça.
Thémis : chef de la bande des Musaraignes, c’est un jeune homme au tempérament brutal, mais dépourvu d’honneur, qui n’hésite pas à frapper dur et fort pour obtenir ce qu’il veut. Il craint Charid car c’est le seul parmi les jeunes à oser lui tenir tête.

La liste est encore incomplète, je la préciserai cette semaine, je n’ai pas encore déterminé si je vous les présente tous ici, ou progressivement, au fil des extraits. En fait, je n’ai pas encore bien décidé comment j’allais conduire ce fil. On se lance, on se lance, et pis après, ben… c’est un peu l’inconnu :ronge:

Et ici, la carte provisoire du monde, réalisée de main de maître par l’artiste de mon :heart: !! Ça vous donnera une idée des promenades touristiques intéressantes à faire sur les côtes de la Grande Verte :)

Challenge premier jet Cocyclics

Bonjour tout le monde,

je me suis inscrite sur Cocyclics pour me motiver à en finir avec le tome 1 de mon roman. Je vais partager mon avancée sur le challenge en même temps sur ce blog, comme ça vous pourrez me suivre, même si vous n’êtes pas inscrit là-bas. Le challenge a commencé pour moi le 17 mars 2014.